Nom de code : Verity

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Auteur : Elizabeth Wein

Date de parution en France : Août 2014

Edition : Castelmore

Nombre de pages : 448

Genre, thèmes et mots clés : Espionnage, Aviation, Amitié, Seconde Guerre mondiale, Femmes pilotes, torture, occupation nazie, résistance.

Prix : 16€90 neuf

Synopsis :

Je dirai toute la vérité.

Je n’ai plus que deux semaines à vivre. Après, vous m’exécuterez. Car la mort est le sort que les nazis réservent à leurs ennemis, n’est-ce pas ? Et j’ai été prise en flagrant délit d’espionnage…

Je n’ai pas d’autre choix que de livrer tout ce que je sais. Je ferai tout, absolument tout pour éviter un nouvel interrogatoire du capitaine SS von Linden.

Tout a commencé le jour où j’ai rencontré mon amie Maddie. C’est elle, le pilote qui m’a conduite jusqu’ici. Folles que nous étions, nous avons tenté d’envahir la France à nous deux.

Nous formions alors une équipe du tonnerre.

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Mon avis :

Je me souviens qu’au cours de ma scolarité, on m’a plus ou moins forcé à lire des tas de livres sur la seconde guerre mondiale. Je n’aimais pas ça. Même en temps qu’ancienne étudiante d’histoire, c’est une période que je n’apprécie pas, parce que je la trouve très – trop – dure psychologiquement. Je ne pensais vraiment pas choisir de moi-même Nom de code : Verity. D’autant qu’à la lecture du résumé, on sait pertinemment que le récit sera sombre.

Alors qu’est-ce qui m’a poussé à lire ce livre ? Il y a d’abord cette couverture, qui m’intriguait. Et ce résumé, que j’ai trouvé poignant et qui m’a donné envie de connaître l’histoire de cette prisonnière. Pire que ça, je n’avais pas envie de savoir, j’en avais besoin.

Ce livre a été un véritable coup de cœur autant qu’il a été un coup AU cœur. J’ai adoré cette facette complètement nouvelle pour moi de la guerre. Le point de vue des femmes et de l’aviation. L’envoi, la formation des espions et tout ce que ça impliquait.

« Je n’ai fait que gagner du temps pour écrire ceci. Je n’ai pas vraiment révélé grand chose d’utile à qui que ce soit.

Je n’ai fait que raconter une histoire.

Mais j’ai dit la vérité. N’est-ce pas là l’ironie ? Ils m’ont choisie parce que je suis douée pour raconter des mensonges. Mais j’ai dit la vérité. »

J’ai aimé la façon dont le récit était construit et narré. C’est notre héroïne qui raconte littéralement son histoire aux allemands qui l’interrogent, où plutôt, qui écrit son histoire. Et qui leur explique, nous explique, comment elle en est arrivée là.

« Certains des derniers mots (d’Edith Cavall, infirmière britannique de la première guerre fusillée pour trahison) sont gravés sur le socle de la statue. (…)

Je crois que ses véritables derniers mots ont été : « Je suis heureuse de mourir pour mon pays ».

Je ne crois pas vraiment à de telles bêtises moralisatrices. (…) En vérité, je préfère « Embrassez-moi, Hardy ». Ce sont de beaux derniers mots. »

Son histoire, son amitié avec Maddie, est véritablement poignante. Plus que cela, elle m’a surprise. Le dénouement n’était pas celui que j’attendais et j’ai redécouvert l’héroïne sous un nouveau jour, à la fin du roman. Autant dire que ça m’a complètement retournée. Il n’y a pas, ou peu de romance dans ce livre, ce qui le différencie de la majorité de mes lectures mais je ne le regrette pas. Elle aurait été de trop ici, dans cette ode à l’amitié.

Ce livre a arrêté le temps autour de moi, l’espace de quelques heures, car il était absolument hors de question que je m’en détache. J’y ai redécouvert les horreurs de la guerre, la torture, la trahison et l’horreur face à la collaboration et tout ce qui fait que je déteste les livres sur la seconde guerre mondiale. Et pourtant je l’ai aimé. Il m’a inspiré, m’a bouleversé et m’a curieusement donné envie de me battre, avec autant de force et de courage que les deux héroïnes.

Je termine par une citation qui spoile la fin du livre mais que je trouve très belle, libre à vous de la lire ou non (je l’aurais bien mise en spoiler, mais je crains qu’on ne puisse pas le faire sur WordPress).

« Elle m’a entendue. Elle a reconnu mes larmes de peur des coups de feu. Elle n’a pas osé m’appeler, n’a pas osé révéler ma présence (…).

Soudain, elle est partie d’un grand rire et a poussé un cri tremblant, d’une voix aigüe et désespérée.

– EMBRASSEZ-MOI, HARDY ! Embrassez-moi VITE !

Elle a détourné le visage pour faciliter les choses. Et je l’ai abattue. »

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La Trilogie des Gemmes, Tome 1 : Rouge Rubis

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Auteur : Kerstin Gier

Date de parution en France : septembre 2014

Nombre de pages : 337 pages

Edition : Milan

Genres et thèmes : Fantastique, Voyage dans le temps, secte, organisation secrète, amour, famille, fantômes, secrets …

Prix neuf en ligne : 14€50

Synopsis :

Gwendolyn est une lycéenne comme les autres. Bon d’accord, elle voit les fantômes dans les couloirs de son lycée, mais d’abord elle n’en voit qu’un, et puis personne n’est parfait. Pour le reste, c’est le grand ordinaire, avec des profs barbants, une mère exigeante, et des frères et soeurs casse-pieds…

Mais lorsqu’elle se retrouve soudain projetée au début du siècle dernier, Gwendolyn panique. Ça ne dure pas très longtemps, mais quand même!

Elle qui se croyait banale s’avère être marquée du sceau des veilleurs de temps. De ceux qui voyagent à travers les âges pour accomplir de mystérieuses missions.

De quoi sortir du train-train quotidien…

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Petit portrait de Gwendolyn par Dinoralp

Mon avis :

Je dois admettre que j’ai découvert avant tout le film en premier et que s’il ne m’avait pas autant plu, je n’aurais pas eu la curiosité de chercher le roman dont il était adapté. Donc je suis vraiment heureuse que la saga soit passée sur les écrans, et même si les derniers films m’ont déçu à un point inimaginable, le premier reste une adaptation assez fidèle.

Mais parlons surtout de ce premier tome ! Bien que ce soit une littérature « young-adult », j’ai eu un véritable coup de cœur pour cette histoire. Je pense que c’est surement dû au don de Gwendolyn et Gideon. Bon sang, si une telle chose existait, j’aurais adoré le posséder (à ceci près que je me serais arrangée pour éviter les périodes de pestes et de famine … Enfin, soyons honnête, nous autres contemporains aurions bien du mal à nous séparer de notre technologie et notre douillet confort). Bref, tout ça pour dire que déjà, le concept me plaisait beaucoup. J’ai beaucoup aimé l’aspect de Loge et l’ambiance secrète qui se dégageait de ce premier tome.

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Gwendolyn et Gideon sous le crayon de Isuani

Concernant les personnages, j’ai apprécié les deux héros. Je me suis très rapidement attachée à Gwen et à son entourage (notamment la tante Maddy !). Et puis, que dire de Gideon ? Bon sang, autant j’ai aimé ce personnage, autant je lui aurais volontiers mis une bonne paire de claques par moment. C’est peut-être le gros « défaut » que j’ai trouvé à ce livre, cette envie de secouer les personnages pour les faire réagir, mais ça ne m’a pas gâché ma lecture pour autant. Je pense qu’il faut garder à l’esprit que les protagonistes sont des adolescents et que leurs caractères ne sont pas aussi affirmés que seraient ceux d’adultes.

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Lucy Montrose par Msbutterblue

J’ai également aimé la multitude de personnages, notamment Lucy Montrose, la cousine disparue de Gwendolyn, dont le livre nous laisse entrevoir la véritable histoire ! Le fantôme de l’école et Leslie, la meilleure amie de Gwen étaient également drôles et que dire de sa cousine Charlotte, que j’ai adoré détester ! L’autre don de Gwen qui lui permet de voir ce qui est invisible aux autres donne également des situations plutôt cocasses et comme un exemple vaut mille mots, je vous laisse avec ce court extrait du livre !

« – Tu as de nouveau parlé avec ce coin de mur, Gwendolyn. Je t’ai vue.

– Oui, c’est mon coin préféré, Gordon. Il est vexé quand je ne lui parle pas »

 

 

 

Delirium, Tome 1

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Auteur : Lauren Oliver

Date de parution en France : 2012

Edition : Hachette Jeunesse

Collection : Black Moon

Nombre de pages : 456

Genre, thèmes et mots-clés : Dystopie, Amour interdit, Mensonge, Lavage de cerveau, maladie …

Prix : 7,90€ sur internet (neuf)

 

Synopsis : Lena vit dans un monde où l’amour est considéré comme le plus grand des maux. Un monde où tous les adultes de 18 ans subissent une opération du cerveau pour en être guéris. A quelques mois de subir à son tour « la Procédure », Lena fait une rencontre inattendue… Peu à peu elle découvre l’amour et comprend, comme sa mère avant elle, qu’il n’y a pas de plus grande liberté que laisser parler ses sentiments. Même si cela implique d’abandonner ses certitudes…

« Ils prétendent qu’en guérissant de l’amour nous serons heureux et à l’abri du danger éternellement. Je les ai toujours crus. Jusqu’à maintenant. Maintenant, tout a changé. Maintenant, je préférerais être contaminée par l’amour ne serait-ce qu’une seconde plutôt que vivre un siècle étouffée par ce mensonge. »

Imaginée qu’on vous prive de tout sentiments. Que la liberté ne soit plus qu’un vieux souvenir dénué de sens. Jusqu’où iriez-vous pour garder le droit d’aimer ?

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Alex et Lena par la talentueuse Kamillyanna

 

Mon avis : C’est sans grand enthousiasme que j’ai commencé Delirium. Parce que j’avais déjà commencé des dystopies de ce genre-là, où l’amour est une tare, une maladie à éradiquer. Je me disais que ça serait du déjà vu, mais après tout, il faut bien vider ma PAL, alors, pourquoi pas ?

Je ne dirais pas que je me suis trompée, que j’avais tort de penser ça. Parce que oui, d’une certaine façon, ça reste dans les chemins battus, à moins qu’il ne soit le précurseur ? Pour autant, Delirium m’a conquise à sa façon, ce que les autres n’avaient pas vraiment réussi à faire.

Je ne sais pas si cela vient de Lena ou du reste. Un peu de tout, j’imagine. Mais surtout Lena, quand même (qui est vraiment très mal rendue dans la série alors que j’apprécie normalement l’actrice. Mais passons, je ne parlerais pas davantage ici de l’adaptation absolument désastreuse à mes yeux qui a été faite de ce premier tome). Lena, donc, est très attachante. Au début si sûre que le Protocole lui donnera une vie heureuse, elle doute de plus en plus, tout en continuant à se raccrocher à ce qu’elle peut. Elle comprend finalement que tout autour d’elle n’est que mensonge, pas seulement concernant la maladie qu’est l’amour, mais aussi concernant son histoire familiale et (elle l’ignore mais moi j’ai été faire ma curieuse) ses amitiés.

 

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Un autre, pour le plaisir, parce que je le trouve très doux, de Dinoralp

 

« Érigez des murs jusqu’au ciel et je trouverai le moyen de m’envoler pour les franchir.

Essayez de m’immobiliser avec cent mille bras et je trouverai le moyen de résister. Et je ne suis pas la seule. Nous sommes plus nombreux que vous le pensez.

À refuser d’abandonner tout espoir.
À refuser de garder les pieds sur terre.
À aimer dans un monde sans murs, à aimer jusque dans la haine, à aimer lorsque les espoirs sont perdus, à aimer sans peur.

Je t’aime.. Souviens-toi, Ils ne peuvent pas nous enlever ça »

Certains trouvent que l’écriture de ce roman est puérile, naïve. Peut-être, oui, par certains aspects. Mais ce sont des adolescents qui découvrent l’amour, le premier. Celui que l’on croit vrai, éternel. L’amour, d’une certaine façon est naïf. Moi je trouve simplement ça beau. Il y a des tas de passages de ce livre que je voudrais partager ici avec vous. Surtout que dans notre monde en guerre, l’amour semble être la seule chose qui vaille vraiment la peine.

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Si vous deviez retenir juste une chose de ce livre, choisissez celle-ci et rappelez-vous s’en de tout votre coeur …

« Je préfère mourir selon ma propre volonté plutôt que de vivre selon la leur. »

Le Clan du Hameau, Tome 1 : Réveil

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Auteur : Karen Lad

Date de parution en France : 2010

Nombre de pages : 318 pages

Editions : Chat Lune

Genres et thèmes : Fantastique, Romance Paranormale, Expérimentation en laboratoire, loup-garou, Canada, France, Clan, Change-forme, Séquestration, Vampires.

Prix neuf en ligne : 15,00€

Synopsis :

Elie Vax, tout juste dix-huit ans, est sommée un peu rudement par ses tuteurs de trouver rapidement du travail et de quitter la maison. Élevée par son oncle et sa tante qui n’éprouvent aucune sorte d’affection pour elle, Elie s’exécute et réussit à dénicher un boulot au Canada. Elle part entretenir la maison de campagne d’un certain Monsieur Smith. Des choses bizarres se passent dans cette vieille maison, et bien qu’intriguée par le comportement étrange de Monsieur Smith et de son frère, Elie ne se doute pas qu’elle vient d’entrer dans un monde dangereux et fantastique.
Nul retour en arrière ne sera envisageable…

Mon avis :

Pour partir sans a priori sur ce livre, je n’ai pas relu son résumé avant de le commencer, ce qui m’a plongé dans le même esprit qu’Elie, concernant ses mystérieux employeurs -dont le prologue qui se passe de leur point de vue laisse entrevoir des trucs assez louches-. Au passage, POURQUOI ceux qui veulent passer inaperçus se font toujours appeler SMITH ?! Je sais bien que c’est un des noms de famille les plus usités dans le monde, mais quand même. J’ai eu une réplique de Pirates des Caraïbes dans la tête durant ma lecture, mais si, vous savez « Bienvenue à Port Royal, Mr Smith » ou « Smith. Smithy pour les intimes » ou quelque chose du style (j’adore Jack Sparrow, oui).

Bref, revenons à nos moutons. J’avais d’abord soupçonné un truc avec des vampires (quand un employeur vous demande durant l’entretien d’embauche votre type de sang, il y a de quoi vous poser des questions). Mais en fait, non. Bon, ils apparaissent dans le livre, mais plus tard. Je n’entrerais pas dans les détails pour vous laisser du suspens sur la nature des membres du clan du Hameau, mais je tiens à dire que l’univers de ce roman est riche en créatures merveilleuses et qu’on est loin de l’approche de Twilight. J’aurais plutôt tendance à faire un petit parallèle avec Rebecca Kean, niveau créatures.

« J’étais habituée à la solitude. J’appréciais la solitude.
Non, j’aimais la solitude plus, j’adorais la solitude.
Je le dévisageais avec une incertitude hargneuse. (…)
C’était totalement irraisonné.
Il me faisait oublier que j’étais censée adorer la solitude »

En tout cas, l’histoire est vraiment intéressante et je ne me suis pas ennuyée ! Les personnages sont assez attachants et l’auteur laisse de nombreuses affaires à boucler et de pistes à creuser. Je soupçonne certaines choses sur la famille d’Elie et ses dons, par exemple. Je n’ai, à vrai dire, qu’une déception. La romance. Samuel est un personnage masculin plutôt cool dans le style torturé -pour le coup, vu son passé, on peut comprendre – mais je trouve que leurs sentiments s’installent trop vite, que leur amour est un peu … faiblard. Je me suis dit durant ma lecture qu’il aurait pu tomber amoureux de n’importe quelle fille embauchée à la place d’Elie, pourvu qu’elle ait son « don ». J’exagère un peu, peut-être, mais c’est mon ressenti. J’espère que les prochains tomes me détromperont ! Toujours est-il que certains passages m’ont fait sourire, ce qui compense mes attentes romantiques, dirons-nous.

« -Je peux encore me lever toute seule. Et je sais même marcher. Il va vraiment falloir que tu te calmes, Seigneur Shere Kahn.
-Ne m’appelle plus comme ça, gronda-t-il
-Ne te conduis plus comme ça, lui répondis-je du tac au tac. »

Mince, je vous ai donné un gros indice … Tant pis ! J’espère que ça vous donnera envie de tenter l’aventure. Car c’est tout de même une bonne lecture pour les amateurs du genre !

Le Crime de l’Orient-Express

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Auteur : Agatha Christie

Date de parution en France : 1935

Edition : Livre de Poche (2001)

Nombre de pages de la version poche : 218

Genre, thèmes et mots-clés : Enquête, Crime, Meurtre, Orient-Express, Suspens, Hercule Poirot …

Prix : 6,00 € (achat neuf sur internet)

 

Synopsis : Alors qu’il rentre de mission et compte s’arrêter quelques jours à Istanbul, Hercule Poirot est rappelé d’urgence à Londres. On est en hiver et à cette époque de l’année, l’Orient Express roule habituellement quasiment à vide. Pourtant, sans l’aide du directeur de la compagnie, Hercule Poirot n’aurait pas trouvé de place à bord, comme si tous les voyageurs s’étaient donné rendez-vous dans ce train ! Dès la première nuit, un homme est assassiné. Le train est immobilisé par la neige qui empêche l’assassin de s’enfuir. Dans les wagons isolés du reste du monde, Hercule Poirot, au sommet de son art, mène l’enquête. Et ce ne sont pas les pistes qui manquent !

Mon avis : Certaines personnes le savent, les thrillers, les romans policiers et tout ça, ce n’est pas mon truc. Il n’y a que cette grande dame qu’était Agatha Christie et le manga Détective Conan que je lisais enfant pour me faire aimer ça. Hercule Poirot et Miss Marple ont toujours su me passionner ! Et à vrai dire, les romans d’Agatha Christie sont les seuls dont je m’empêche de lire la fin avant de commencer le roman (ce que je fais presque toujours pour les autres livres).

La plume de cette femme, son ingéniosité sont absolument incroyables. Jusqu’à présent, mon roman préféré d’Agatha était Mort sur le Nil, mais il vient d’être détrôné par Le Crime de l’Orient-Express ! Je vais essayer d’en parler sans vous spoiler, mais je sens que ça va être très difficile pour moi (j’ai la détestable habitude de raconter la fin des films/livres/séries à mon entourage -volontairement ou involontairement d’ailleurs !-). 375px-orient_express_buchs

Agatha Christie s’est inspirée pour son roman d’une histoire réelle, baptisée dans le roman de l’affaire « Daisy Amstrong » et du fait que l’Orient Express ait été bloqué durant six jours, il me semble. Je trouve ça personnellement génial qu’elle se rattache ainsi à la réalité, et le fait d’être en huis clos -puisque l’Orient Express se retrouve effectivement bloqué la nuit du meurtre par la neige- donne encore plus de tension à la situation.

Mais commençons par le commencement. Le célèbre et plutôt ridicule en apparence Hercule Poirot revient d’une affaire en Syrie lorsqu’on lui demande de revenir d’urgence en Angleterre. Il prend donc l’Orient Express, curieusement bondé – pour l’époque, parce qu’une petite vingtaine de personnes aujourd’hui ne seraient pas considéré comme énorme – mais le train s’arrête en plein nuit à cause de la neige, déjouant les plans du meurtrier qui comptait faire croire qu’il s’était échappé dans la gare suivante.

Le matin se lève et Hercule Poirot comprend alors que le meurtrier est un des passagers du wagon Constantinople-Calais. Et ainsi commence son enquête ! 1485px-le_crime_de_l27orient_express_-_plan_wagon-svgJe dois dire que d’habitude, j’arrive – à force de me triturer les méninges – à trouver l’assassin avant Mr Poirot. Une fois n’est pas coutume, j’avais effectivement la bonne piste, un détail se trouvant d’ailleurs dans le résumé m’ayant interpellé, mais je m’étais dis que ce n’était pas possible. Et pourtant si !

« – Voilà une excellente phrase, dit Poirot. L’impossible ne peut se produire, donc l’impossible doit devenir possible, malgré les apparences. »

Encore une fois donc, un véritable coup de maître de la part de cette formidable auteur qui me régale à chaque fois de chacun de ses récits ! Je ne peux que conseiller de le lire, si jamais vous ne l’avez pas encore fait !

 

Intuitions, Tome 1

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Auteur : Rachel Ward

Date de parution en France : Mars 2013

Nombre de pages : 331

Editions : Michel Lafon

Genre et thèmes : Romance, Don, Fuite, Destin, Date de la mort, numéro.

Prix : 7,00 €

 

Synopsis : Depuis son plus jeune âge, Jem voit des nombres flotter au-dessus des personnes qu’elle croise. C’est le jour où sa mère décède qu’elle en comprend la signification : il s’agit de la date de leur mort. Ce don maudit la pousse à se couper du monde. Jusqu’au jour où elle rencontre Spider…
Alors qu’ils partent ensemble à la grande roue de Londres, un phénomène étrange se produit : pourquoi tous les passants ont-ils le même nombre au-dessus de la tête ? Pris de panique, Jem et son ami prennent la fuite. Ils seront les seuls survivants de l’attentat qui va suivre, mais aussi les seuls suspects traqués par la police une fois leur identité révélée par les caméras de surveillance.
Mais comment Jem peut-elle expliquer au commun des mortels les raisons de sa fugue, et surtout, comment ignorer la terrible vérité qu’elle peut lire en Spider ? QUE FAIRE D’UN DON QUAND IL EST MAUDIT ?

Mon avis : J’ai passé un drôle de moment avec Intuitions. Parce que j’avais pas relu le résumé avant de commencer le livre et que ça faisait un moment qu’il traînait. Donc, je me souvenais vaguement que c’était l’histoire d’une fille qui voyait des numéros dans les yeux des gens et c’est tout. Donc j’ai été pour le moins … surprise. Perturbée, même. Je crois que c’est l’impression globale que j’ai de ce roman, d’ailleurs.

Ce doit être la première fois de ma vie qu’une héroïne m’est aussi antipathique. Et pourtant j’ai lu le roman d’une traite, pour finir complétement chamboulée, la tête à l’envers même, alors que je savais – JE SAVAIS – que ça finirait comme ça. Je m’y attendais. Et ça n’a rien changé.

Pourquoi ne puis-je pas dire que j’ai passé un bon moment avec ce livre ? Tout bonnement parce qu’il n’y a rien de drôle, de bon dans ce roman. Ce sont deux ados de quinze ans, déjà blessés par la vie. Une petite blanche dont la mère est morte d’une overdose et qui est baladée en maison d’accueil, qui est terrifiée à l’idée de s’attacher à quelqu’un parce qu’elle sait précisément le jour de leur mort. Et un grand black maigrichon, qui a la bougeotte et qui sait qu’il n’a aucune chance dans la vie, que son avenir est foutu d’avance, mais qui y croit de tout son corps.

Autant l’héroïne m’a laissé indifférente, que Spider – de son vrai nom Terry – m’a remué. Il m’a pris à la gorge, avec ses rêves, ses espoirs. Sa vision enfantine du monde, son amour sincère, vrai. Spider est un beau personnage. Et tout en sachant que c’est inéluctable, on ne peut pas s’empêcher de se dire que non, c’est pas possible.

Ce livre, c’est comme les tragédies grecques. Quoique les personnages fassent, ils sont emprisonnés dans les rouages du destin. C’est la fatalité. L’ironie. Tout ça laisse un goût amer, à mon sens.

Je n’ai donc pas aimé ce livre et je ne le relirais certainement pas, pas plus que je ne lirais les tomes suivants, pas parce qu’il est mauvais. Juste parce qu’il est trop … vrai ? Il contient néanmoins de leçons, qu’on les apprécie ou non.

« -Qu’est-ce que vous espériez au juste ? Lui demandai-je directement. Aussitôt, le silence se fit. Si vous y tenez, je peux vous dire pourquoi vous êtes là.

Je marquai une pause, m’humectai les lèvres puis :

– Vous allez mourir. Les yeux écarquillés d’horreur, elle porta les mains à sa bouche. Autour d’elle s’élevèrent des spasmes d’effroi. Et la personne à côté de vous aussi. Et celle derrière vous. Et moi. On va tous mourir. Tout le monde dans cette église, tout le monde dehors. Vous n’avez pas besoin que je vous le dise. Mais il y a autre chose.

Au fond de l’église, une porte s’ouvrit. Des hommes entrèrent … des policiers en tenue.

Vous êtes tous vivants en ce moment. Vous avez encore plein de jours à vivre.

Empruntant l’allée centrale, les hommes s’approchèrent.Il y avait un type au milieu d’eux, beaucoup plus grand, dix fois trop grand en fait, qui remuait la tête dans tous les sens. Ce n’était pas vrai ! Mon coeur cessa de battre, je le jure, mais ma langue continua de fonctionner :

– On sait tous qu’un jour ça s’arrêtera, pour chacun de nous, mais on ne devrait pas y penser.

Spider avait cessé d’avancer, en plein milieu de l’église et il se tenait là, à me regarder avec son large sourire carnassier. C’était à lui que je parlais maintenant, pour moi, il n’y avait plus personne dans l’abbaye, que lui.

– Surtout si vous avez trouvé quelqu’un qui vous aime, c’est ça le plus important. Si c’est le cas, alors vous goûterez chaque seconde en sa compagnie ... »

L’éxécutrice, Tome 1 : Le Baiser de l’Araignée

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Auteur : Jennifer Estep

Date de parution : Avril 2011

Nombre de pages : 346

Editions : J’ai lu

Collection : Crépuscule

Genres et thèmes : Tueuse à gage, Vengeance, Bit-lit, Complot, Fantasy urbaine, Magie des éléments .

Prix : 6,50 €

 

Synopsis : Elle s’appelle Gin. Elle est tueuse à gages. Dans le milieu, on la surnomme l’Araignée. Elémentale de pierre, elle perçoit le murmure des minéraux, le chuchotement des gravillons. Elle maîtrise aussi la magie de glace. Une élémentale d’air a tué son mentor, son ami. L’heure de la vengeance a sonné. Et elle est prête à tout, même à s’associer à un flic, le très séduisant Donovan Caine, qui a juré de lui faire la peau…

Mon avis : Ce livre était dans ma pile à lire depuis un sacré bout de temps. Si j’avais su qu’il me plairait tant, il n’y aurait pas passé tellement d’années ! Ce n’est pas vraiment mon genre de prédilection, à vrai dire la seule série que j’ai lu s’en approchant, c’est Rebecca Kean. Mais voilà, j’ai décidé de lui donner sa chance, et sans regret, je dois dire.

L’histoire commence directement sur une mission de Gin, une froide et puissante tueuse à gage. On est tout de suite plongé dans le rythme, l’univers de cette jeune femme à l’histoire sombre. Le livre, on peut s’en douter rien qu’au titre, est pour le moins sanglant et Gin peut sembler être cruelle, froide et j’en passe mais pourtant, c’est un personnage que j’ai vraiment adoré. Oui, elle tue. Mais jamais les enfants ou les innocents. Elle dit elle-même qu’elle fait dans le « social », ce qui la mène d’ailleurs aux tragiques événements qui vont chambouler sa vie. C’est un personnage vraiment attachant, forte, une guerrière quoi. Une héroïne comme je les aime !

Et elle est entourée d’un tas de personnages que j’ai littéralement adoré. Comme les naines Jo-jo et Sophia, Finn, un banquier à l’égo surdimensionné, accro aux belles voitures et aux vêtements de qualités, et surtout, son père : Fletcher Lane, le mentor de Gin. J’ai vraiment eu un coup de coeur pour ce dernier, malgré sa faible apparition. Ce qui montre à quel point l’auteur a réussi à transmettre l’amour de Gin pour le vieil homme et sa sauce barbecue à l’ingrédient secret qu’il sert dans son petit bui-bui qui sert aussi à Gin de quartier général.

« – Alors qu’est-ce que vous faites, Gin, quand vous n’assassinez pas les gens? finit par demander Caine.
– Vous êtes bien curieux, répondis-je avec un haussement de sourcils.
– Oh, c’est histoire de faire la conservation. Dans la mesure où on est coincés tous ensemble pour un moment, je me disais que c’était poli de parler d’autre chose que du crime que nous nous apprêtons à commettre aujourd’hui.
– Un seul? dis-je en me moquant. Vous nous sous-estimez. La journée débute juste.
Caine plissa les yeux. Il venait de comprendre qu’il ne tirerait rien de moi et se tourna vers Finn.
– Et vous?
Je me permis d’intervenir.
– Oh, Finn n’est pas un tueur à gages. Il est bien, bien pire. C’est un banquier ! »

Après sa première mission, cette dernière va donc à la rencontre de Fletcher qui la place sur un « gros coup » qui pourrait lui permettre de prendre une retraite anticipée pour aller mater les beaux mecs sur les plages. Mais hélas, le piège qu’elle tend à sa proie se retourne contre elle, lorsqu’elle comprend que son employeur veut lui faire porter le chapeau. Comprenant qu’on les a dupé, Gin cherche à trouver Fletcher mais arrive trop tard pour sauver son mentor, qu’elle aime comme un père.

Et au lieu de partir loin et de sauver sa peau, comme on lui apprit, Gin se lance dans une quête désespérée, avec l’aide du seul flic non corrompu de la ville – Donovan Caine – qui est – il faut le dire – très séduisant malgré son envie de mettre une balle entre les deux yeux de notre héroïne. Assoiffée de vengeance, Gin a bien l’intention de tuer un à un tous ceux qui ont un lien avec la mort de Fletcher, même si elle doit laisser sa vie pour ça …

– Si j’étais vous, je ne ferais rien de stupide, comme tenter de dégainer, par exemple.
Il se tendit encore plus sur la défensive.
– Pourquoi?
D’un mouvement du menton, j’indiquai la rue, de l’autre côté de la vitrine.
– Vous voyez le 4×4 cadillac noir, là-bas?
Il hocha la tête.
– Un de mes associés se trouve dans ce véhicule. Il est bien armé. Si je ne sors pas d’ici dans quinze minutes, il tirera sur la foule des étudiants, devant la fac, là-bas. Si on tente de m’arrêter ou de me suivre, il tirera sur la foule des étudiants. S’il s’ennuie ou si son nez le gratte, il tirera sur la foule des étudiants. C’est vous qui voyez.

Gin à Caine, à propos de Finn.

Autant vous dire qu’on est véritablement plongé dans son enquête et son envie de rendre justice à son mentor et qu’il n’y a pas un instant de creux dans ce livre. Par ailleurs, la société fantasy urbaine – composée aussi bien de trolls, de vampires, de nains ou d’humains – enrichi encore davantage le roman, comme l’approche faite des pouvoirs élémentaires.

Ce premier tome est donc un véritable coup de coeur auquel je ne m’attendais pas et qui laisse présager d’autres mésaventures à venir dans les prochains tomes que je lirais avec plaisir !