Delirium, Tome 1

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Auteur : Lauren Oliver

Date de parution en France : 2012

Edition : Hachette Jeunesse

Collection : Black Moon

Nombre de pages : 456

Genre, thèmes et mots-clés : Dystopie, Amour interdit, Mensonge, Lavage de cerveau, maladie …

Prix : 7,90€ sur internet (neuf)

 

Synopsis : Lena vit dans un monde où l’amour est considéré comme le plus grand des maux. Un monde où tous les adultes de 18 ans subissent une opération du cerveau pour en être guéris. A quelques mois de subir à son tour « la Procédure », Lena fait une rencontre inattendue… Peu à peu elle découvre l’amour et comprend, comme sa mère avant elle, qu’il n’y a pas de plus grande liberté que laisser parler ses sentiments. Même si cela implique d’abandonner ses certitudes…

« Ils prétendent qu’en guérissant de l’amour nous serons heureux et à l’abri du danger éternellement. Je les ai toujours crus. Jusqu’à maintenant. Maintenant, tout a changé. Maintenant, je préférerais être contaminée par l’amour ne serait-ce qu’une seconde plutôt que vivre un siècle étouffée par ce mensonge. »

Imaginée qu’on vous prive de tout sentiments. Que la liberté ne soit plus qu’un vieux souvenir dénué de sens. Jusqu’où iriez-vous pour garder le droit d’aimer ?

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Alex et Lena par la talentueuse Kamillyanna

 

Mon avis : C’est sans grand enthousiasme que j’ai commencé Delirium. Parce que j’avais déjà commencé des dystopies de ce genre-là, où l’amour est une tare, une maladie à éradiquer. Je me disais que ça serait du déjà vu, mais après tout, il faut bien vider ma PAL, alors, pourquoi pas ?

Je ne dirais pas que je me suis trompée, que j’avais tort de penser ça. Parce que oui, d’une certaine façon, ça reste dans les chemins battus, à moins qu’il ne soit le précurseur ? Pour autant, Delirium m’a conquise à sa façon, ce que les autres n’avaient pas vraiment réussi à faire.

Je ne sais pas si cela vient de Lena ou du reste. Un peu de tout, j’imagine. Mais surtout Lena, quand même (qui est vraiment très mal rendue dans la série alors que j’apprécie normalement l’actrice. Mais passons, je ne parlerais pas davantage ici de l’adaptation absolument désastreuse à mes yeux qui a été faite de ce premier tome). Lena, donc, est très attachante. Au début si sûre que le Protocole lui donnera une vie heureuse, elle doute de plus en plus, tout en continuant à se raccrocher à ce qu’elle peut. Elle comprend finalement que tout autour d’elle n’est que mensonge, pas seulement concernant la maladie qu’est l’amour, mais aussi concernant son histoire familiale et (elle l’ignore mais moi j’ai été faire ma curieuse) ses amitiés.

 

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Un autre, pour le plaisir, parce que je le trouve très doux, de Dinoralp

 

« Érigez des murs jusqu’au ciel et je trouverai le moyen de m’envoler pour les franchir.

Essayez de m’immobiliser avec cent mille bras et je trouverai le moyen de résister. Et je ne suis pas la seule. Nous sommes plus nombreux que vous le pensez.

À refuser d’abandonner tout espoir.
À refuser de garder les pieds sur terre.
À aimer dans un monde sans murs, à aimer jusque dans la haine, à aimer lorsque les espoirs sont perdus, à aimer sans peur.

Je t’aime.. Souviens-toi, Ils ne peuvent pas nous enlever ça »

Certains trouvent que l’écriture de ce roman est puérile, naïve. Peut-être, oui, par certains aspects. Mais ce sont des adolescents qui découvrent l’amour, le premier. Celui que l’on croit vrai, éternel. L’amour, d’une certaine façon est naïf. Moi je trouve simplement ça beau. Il y a des tas de passages de ce livre que je voudrais partager ici avec vous. Surtout que dans notre monde en guerre, l’amour semble être la seule chose qui vaille vraiment la peine.

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Si vous deviez retenir juste une chose de ce livre, choisissez celle-ci et rappelez-vous s’en de tout votre coeur …

« Je préfère mourir selon ma propre volonté plutôt que de vivre selon la leur. »

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Intuitions, Tome 1

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Auteur : Rachel Ward

Date de parution en France : Mars 2013

Nombre de pages : 331

Editions : Michel Lafon

Genre et thèmes : Romance, Don, Fuite, Destin, Date de la mort, numéro.

Prix : 7,00 €

 

Synopsis : Depuis son plus jeune âge, Jem voit des nombres flotter au-dessus des personnes qu’elle croise. C’est le jour où sa mère décède qu’elle en comprend la signification : il s’agit de la date de leur mort. Ce don maudit la pousse à se couper du monde. Jusqu’au jour où elle rencontre Spider…
Alors qu’ils partent ensemble à la grande roue de Londres, un phénomène étrange se produit : pourquoi tous les passants ont-ils le même nombre au-dessus de la tête ? Pris de panique, Jem et son ami prennent la fuite. Ils seront les seuls survivants de l’attentat qui va suivre, mais aussi les seuls suspects traqués par la police une fois leur identité révélée par les caméras de surveillance.
Mais comment Jem peut-elle expliquer au commun des mortels les raisons de sa fugue, et surtout, comment ignorer la terrible vérité qu’elle peut lire en Spider ? QUE FAIRE D’UN DON QUAND IL EST MAUDIT ?

Mon avis : J’ai passé un drôle de moment avec Intuitions. Parce que j’avais pas relu le résumé avant de commencer le livre et que ça faisait un moment qu’il traînait. Donc, je me souvenais vaguement que c’était l’histoire d’une fille qui voyait des numéros dans les yeux des gens et c’est tout. Donc j’ai été pour le moins … surprise. Perturbée, même. Je crois que c’est l’impression globale que j’ai de ce roman, d’ailleurs.

Ce doit être la première fois de ma vie qu’une héroïne m’est aussi antipathique. Et pourtant j’ai lu le roman d’une traite, pour finir complétement chamboulée, la tête à l’envers même, alors que je savais – JE SAVAIS – que ça finirait comme ça. Je m’y attendais. Et ça n’a rien changé.

Pourquoi ne puis-je pas dire que j’ai passé un bon moment avec ce livre ? Tout bonnement parce qu’il n’y a rien de drôle, de bon dans ce roman. Ce sont deux ados de quinze ans, déjà blessés par la vie. Une petite blanche dont la mère est morte d’une overdose et qui est baladée en maison d’accueil, qui est terrifiée à l’idée de s’attacher à quelqu’un parce qu’elle sait précisément le jour de leur mort. Et un grand black maigrichon, qui a la bougeotte et qui sait qu’il n’a aucune chance dans la vie, que son avenir est foutu d’avance, mais qui y croit de tout son corps.

Autant l’héroïne m’a laissé indifférente, que Spider – de son vrai nom Terry – m’a remué. Il m’a pris à la gorge, avec ses rêves, ses espoirs. Sa vision enfantine du monde, son amour sincère, vrai. Spider est un beau personnage. Et tout en sachant que c’est inéluctable, on ne peut pas s’empêcher de se dire que non, c’est pas possible.

Ce livre, c’est comme les tragédies grecques. Quoique les personnages fassent, ils sont emprisonnés dans les rouages du destin. C’est la fatalité. L’ironie. Tout ça laisse un goût amer, à mon sens.

Je n’ai donc pas aimé ce livre et je ne le relirais certainement pas, pas plus que je ne lirais les tomes suivants, pas parce qu’il est mauvais. Juste parce qu’il est trop … vrai ? Il contient néanmoins de leçons, qu’on les apprécie ou non.

« -Qu’est-ce que vous espériez au juste ? Lui demandai-je directement. Aussitôt, le silence se fit. Si vous y tenez, je peux vous dire pourquoi vous êtes là.

Je marquai une pause, m’humectai les lèvres puis :

– Vous allez mourir. Les yeux écarquillés d’horreur, elle porta les mains à sa bouche. Autour d’elle s’élevèrent des spasmes d’effroi. Et la personne à côté de vous aussi. Et celle derrière vous. Et moi. On va tous mourir. Tout le monde dans cette église, tout le monde dehors. Vous n’avez pas besoin que je vous le dise. Mais il y a autre chose.

Au fond de l’église, une porte s’ouvrit. Des hommes entrèrent … des policiers en tenue.

Vous êtes tous vivants en ce moment. Vous avez encore plein de jours à vivre.

Empruntant l’allée centrale, les hommes s’approchèrent.Il y avait un type au milieu d’eux, beaucoup plus grand, dix fois trop grand en fait, qui remuait la tête dans tous les sens. Ce n’était pas vrai ! Mon coeur cessa de battre, je le jure, mais ma langue continua de fonctionner :

– On sait tous qu’un jour ça s’arrêtera, pour chacun de nous, mais on ne devrait pas y penser.

Spider avait cessé d’avancer, en plein milieu de l’église et il se tenait là, à me regarder avec son large sourire carnassier. C’était à lui que je parlais maintenant, pour moi, il n’y avait plus personne dans l’abbaye, que lui.

– Surtout si vous avez trouvé quelqu’un qui vous aime, c’est ça le plus important. Si c’est le cas, alors vous goûterez chaque seconde en sa compagnie ... »

Friday Harbor, Tome 1 : La route de l’arc-en-ciel

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Auteur : Lisa Kleypas
Date de parution : Mars 2013

Genres et thèmes : Amour, Relation entre sœurs, Famille, Magie, Romance Contemporaine, Vignoble, Travail du verre, Vitraux …

Edition : J’ai Lu pour Elle, collection Promesses.

Prix : 6,95€

Synopsis : Il y a des trahisons plus dures que d’autres… Il faisait bon vivre à San Juan Island, jusqu’au jour où Lucy apprend que son compagnon Kevin la quitte pour emménager avec Alice, sa propre sœur ! Alice, l’éternelle enfant gâtée qui, en lui brisant le cœur, détruit aussi leur famille. Lucy croit bien en avoir fini avec l’amour quand elle rencontre Sam Nolan, le propriétaire du vignoble de False Bay. Passionné, charmant, mais allergique à tout engagement. Car lui aussi a ses propres blessures. Et ses propres secrets…

 

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La charmante île de Friday Harbor pour vous plonger dans l’ambiance !

Mon avis : J’avais besoin de lire quelque chose de simple et de léger alors j’ai cherché au hasard dans ma PAL. Je suis tombée sur ce premier tome en me disant « pourquoi pas ». Ne connaissant Lisa Kleypas que de nom, je ne savais pas trop à quoi m’attendre, surtout que j’avais entendu dire qu’elle était plutôt tournée vers les romances historiques.

 

Alors déjà, ce fut un vrai plaisir de découvrir le style de l’auteur. Simple, allant à l’essentiel sans rien négliger, sa plume m’a tout de suite plongé dans son roman, si bien que je l’ai fini en quelques heures. Ce fut donc une très bonne surprise à ce niveau-là !

Concernant l’histoire en elle-même, je craignais un peu en lisant le premier chapitre qui concerne l’enfance de Lucy d’être très vite énervée par sa sœur et sa mère. Cette dernière cédant et favorisant Alice au dépend de sa sœur aînée. Puis on découvre au chapitre suivant que quelques années plus tard, elle va jusqu’à lui prendre son mec …

Moi personnellement, ça me donne envie de lui en mettre une (je suis sûre que ça aurait fait un bien fou à Lucy, mais bon …). D’ailleurs, j’ai gardé l’envie jusqu’à la dernière page et j’avais envie de dire : « Bien fait pour toi, tu l’as bien mérité ! ». Si encore Alice était gentille mais là !
L’histoire commence donc ainsi, avec cet ******* de Kevin qui lui annonce la bonne nouvelle (oui, j’ironise) et qui demande à Lucy de quitter leur maison pour que sa sœur vienne y vivre à sa place. Heureusement que l’héroïne a de bonnes amies (que je découvrirais avec plaisir dans les tomes suivants puisqu’elles deviennent à leur tour les personnages principaux) et qu’elle rencontre Sam !

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False Bay, la partie de l’île où vit Sam et son frère aîné

Ah, ce cher Sam. Viril, geek, intelligent, bosseur, vignoble, super tonton, sexy … J’en oublie. L’homme parfait, en somme. Sauf que lui et ses frères ont eu une enfance difficile, qu’il ne croit pas à l’amour dans sa vie et qu’il flippe à l’idée de s’engager avec une femme. J’ai beaucoup aimé ce personnage, je l’ai trouvé vraiment très attachant et sympathique. D’ailleurs, Lucy elle-même est un personnage agréable à suivre, malgré son manque de confiance en elle !

 

« – Je ressemble à une geek, répondit Lucy. Je pue le graillon. Et j’ai besoin d’un soutien-gorge.
– La fille de mes rêves… »
Dialogue entre Sam et Lucy, laquelle vient de recevoir un bière sur sa chemise et qui essaye un T-shirt dans un magasin de souvenirs.

papillon3d2Sa passion pour le verre m’a plus intéressé que celle du vin (et pourtant je ne suis jamais contre un bon rouge !). J’ai trouvé ça passionnant d’en apprendre plus sur ce métier (d’autant que je restais toujours des heures dans les villages historiques à regarder travailler les souffleurs de verre).
Si je devais trouver un bémol à ce roman, c’est l’intrusion d’une touche de magie qui, bien que belle, n’a pas vraiment d’utilité si ce n’est se venger de Kevin l’abruti ! Il aurait fallu ne pas la mettre ou alors l’exploiter plus profondément. Là, ça me donne un peu l’impression d’un cheveu sur la soupe …
Pour conclure, c’est une romance qui reste dans les sentiers battus mais qui a su me captiver durant quelques heures et me changer les idées ! Je lirais certainement les autres tomes de Friday Harbor, car les personnages secondaires m’ont vraiment plu, même le brisé Alex. En outre, ce roman a le mérite de m’avoir fait découvrir Lisa Kleypas.

Les Mondes d’Amarande : Planète Mirapole

Je fais suite à mon premier article en vous présentant maintenant le roman central de la série des Mondes d’Amarande : Planète Mirapole. Ceux qui ont eu l’occasion de lire l’article sur Planète Kelsetter devineront qu’il s’agit ici du premier roman écrit par Myriam Morand, bien qu’il relate les événements qui suivent ceux de Planète Kelsetter.

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Auteur : Myriam Morand

Date de parution : 2010

Genre et thème : Futuriste, romance, esclavage, royauté, aventure, pouvoirs psychiques, exil.

En Achat Kindle sur Amazon ou sur Lulu.com en format papier (avec les personnages principaux illustrés par de talentueuses dessinatrices que vous pouvez retrouver sur DeviantArt)

 

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Féliane Anerssen, dessin de Charlie Bowater

 

 

Synopsis : Mirapole, planète condamnée à vivre en autarcie par la faute d’un phénomène naturel qui l’entoure d’une barrière invisible et infranchissable… Depuis des générations, la famille royale des Melisi y règne sans partage, protégée par des ESPars, êtres humains doués du pouvoir de télékinésie qui vendent leurs services aux plus offrants lorsqu’ils ne choisissent pas de vivre en dehors des lois. Mais le danger couve car les Hordes Sauvages, êtres inhumains dont les rangs grossissent inlassablement sur le seul continent viable de ce monde maudit, commencent à se rassembler…

Féliane Anerssen, jeune ESPar exilée sur ces terres qui lui sont étrangères, essaie de survivre au milieu de ces différentes forces qui s’entrechoquent. Par curiosité, elle se fait engager au Département de la Sécurité du palais royal : ce choix a priori anodin va bouleverser sa vie par le biais de multiples rencontres hautes en couleurs qui l’aideront à mûrir et à apprendre à aimer.

« Planète Mirapole » est une épopée de science-fiction tour à tour passionnée et mordante, émouvante et violente, doublée d’une histoire d’amour entre un homme rejeté par les siens et désabusé, et une jeune fille libre, indépendante mais quelque peu naïve.

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Voici notre héro, aristocrate déchu qui en veut au monde entier, Shiloh, sous le crayon de Noiry

Alors alors, mon avis : J’aime les Mondes d’Amarande et la richesse de l’univers créé par Myriam Morand, aussi je ne pouvais qu’être conquise pour ce tome. Je ne lis pas beaucoup de roman futuriste, qui se passe dans d’autres univers, mais je pense que cette histoire, ainsi que celles des autres livres de la série, est vraiment originale. Que ce soit par l’organisation, la culture et les mœurs de chaque planète ou par la création d’êtres dotés de pouvoirs psychiques étonnants, l’auteur nous livre une histoire complexe et bien pensée.

Par ailleurs, malgré un fond futuriste, ce sont les relations humaines et la psychologie des personnages qui sont mis en avant. Il m’a semblé qu’ils avaient tous un passé et une personnalité distincte. Au centre du roman, Féliane, princesse exilée, ESPar et mercenaire. Une héroïne forte, dure bien qu’un peu naïve qui n’aspire qu’à retourner sur sa planète pour la délivrer du complot qui l’a forcé à l’exil. Et face à elle, un homme un peu brisé par la vie, au mauvais caractère mais tellement attirant et attendrissant.  Autour d’eux gravitent une multitude de personnages, dont le trio royal (qui ont de sérieux problèmes psychologiques si vous voulez mon avis), protégé par leurs super ESPars meurtriers et les simples ESPars chargés de protéger le palais.

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Axelle, ESPar A, Badasse au possible, dessinée par shuangwen

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Serven, ESPar B, dessiné par Shuangwen

Concernant l’intrigue, comme dans Planète Kelsetter, on a en toile de fond un monde dur, avec des barbares qui n’hésitent pas à massacrer tous ceux qu’ils croisent. Certains passages de combat dans le livre sont vraiment durs, si comme moi, votre imagination vous fait vivre les scènes dans votre tête. Par ailleurs, on découvre une royauté qui ne se préoccupe que d’elle-même et de son plaisir,laissant son peuple se faire massacrer. On retrouve donc un monde corrompu où seuls ceux qui ont de l’argent survivent.

Le style de Myriam Morand est vivant, dynamique et allant à l’essentiel. L’attirance et la relation de Féliane et Shiloh se construit de façon réelle, et pas toujours évidente compte tenu des forts caractères des concernés, ce qui conduit à des répliques assez divertissante pour le lecteur !

Je conseille ce livre à tout ceux qui aime la romance intelligente, j’entends par là que les personnages principaux ne sont pas fous amoureux au bout d’un chapitre (ça a le don de m’agacer). C’est un roman riche et addictif (je l’ai lu en une journée, tant je ne voulais pas le lâcher sans l’avoir fini) !

J’espère que cet article vous donnera envie d’en savoir et d’en lire plus !

 

 

Les Mondes d’Amarande : Planète Kelsetter

Une fois n’est pas coutume, je vais vous présenter un livre d’une série auto-publiée que j’affectionne beaucoup.

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Planète Kelsetter est le premier livre dans l’ordre chronologique de la série Les Mondes d’Amarande. La particularité de cette série est que chaque livre peut être lu indépendamment des autres, sans que cela gêne la lecture.

Auteur : Myriam Morand

Date de parution : 2010

Genre et thèmes : Futuriste, romance, esclavage, royauté, aventure.

En Achat Kindle sur Amazon ou sur Lulu.com en format papier (avec les personnages principaux illustrés par de talentueuses dessinatrices que vous pouvez retrouver sur DeviantArt).

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Synopsis : Kelsetter, planète ordinaire dont les deux royaumes, Markayatte et Ferritane, se livrent une guerre larvée afin de s’en attribuer les richesses naturelles. Markayatte le bienheureux, dirigé par un roi glacial, rêve d’unification planétaire et d’abolition de l’esclavage chez son voisin tout en revendiquant les ressources minières de Mylott, le continent objet de toutes les convoitises. Ferritane le conspué, exploité par trafiquants et pirates de tous poils, voit ses habitants les plus désespérés tenter de franchir la frontière avec l’espoir d’une vie meilleure.

Djaiana Melseiffe, jeune fille sage et discrète de 18 ans, mène une existence tranquille à Ferritane, partagée entre ses études, une vie de famille banale et son investissement secret dans une noble cause. Mais tout bascule le soir où une inconnue débarque chez les Melseiffe et leur impose un choix aussi inattendu qu’incompréhensible : partir ou mourir ! Dès lors, leur fuite éperdue réservera à chacun d’eux un bien imprévisible destin.

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(Dessin de la talentueuse Maelis, représentant le héros de Planète Kelsetter : l’empereur Istvan)

Mon avis :

J’ai découvert Myriam Morand alors qu’elle avait déjà bien avancé sa première série, ainsi j’ai choisi de lire ses livres non pas dans l’ordre de création mais dans l’ordre chronologique. En effet, le roman phare de la série est Planète Mirapole, le premier livre écrit par Myriam. Cependant, Planète Kelsetter se déroule avant les événements de Mirapole.

Comme pour les Star Wars, certains trouveront un charme à découvrir les films dans l’ordre où ils sont sortis tandis que d’autres (dont je fais partie) choisiront de suivre la chronologie. C’est ce que j’ai choisi de faire avec cette série, néanmoins, chaque livre de la série peut être lu séparément et dans l’ordre que l’on veut.

Le style de l’auteur qui écrit au présent fait que le lecteur est directement plongé dans l’intrigue. Le suspens est constant et le rythme soutenu, dès qu’un passage se termine de nouvelles péripéties reprennent. Je n’ai pas eu le sentiment de temps mort ou d’ennuis et c’est vraiment appréciable.

J’ai lu le livre car les illustrations et la romance m’avaient attiré. Et pourtant, la série est bien plus que ça. En effet, les Mondes d’Amarande sont durs, corrompus en fonction des planètes. Bien que je n’ai pas fini la série, je sais que la plupart des livres – pour ne pas dire tous – traitent d’un sujet important. Dans Planète Kelsetter, il s’agit d’une lutte pour un territoire pour en exploiter la richesse et du problème de l’esclavage. Même si on change de galaxie, il semble que les problèmes et les défauts humains restent les mêmes.

Tout cela annonce des moments durs dans le livre. Survient alors Djaiana, une jeune fille douce et certainement trop gentille et crédule pour son propre bien. Même si j’aime les héroïnes de caractère, j’ai une affection particulière pour Djaiana. Et que dire d’Istvan, si ce n’est qu’il a la classe ? Il suffit de regarder l’illustration pour le dire ! Je ne dirais rien de plus sur leur romance, pour ne pas spoiler ceux qui -je l’espère- auront envie de découvrir cette série trop peu connue !