L’éxécutrice, Tome 1 : Le Baiser de l’Araignée

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Auteur : Jennifer Estep

Date de parution : Avril 2011

Nombre de pages : 346

Editions : J’ai lu

Collection : Crépuscule

Genres et thèmes : Tueuse à gage, Vengeance, Bit-lit, Complot, Fantasy urbaine, Magie des éléments .

Prix : 6,50 €

 

Synopsis : Elle s’appelle Gin. Elle est tueuse à gages. Dans le milieu, on la surnomme l’Araignée. Elémentale de pierre, elle perçoit le murmure des minéraux, le chuchotement des gravillons. Elle maîtrise aussi la magie de glace. Une élémentale d’air a tué son mentor, son ami. L’heure de la vengeance a sonné. Et elle est prête à tout, même à s’associer à un flic, le très séduisant Donovan Caine, qui a juré de lui faire la peau…

Mon avis : Ce livre était dans ma pile à lire depuis un sacré bout de temps. Si j’avais su qu’il me plairait tant, il n’y aurait pas passé tellement d’années ! Ce n’est pas vraiment mon genre de prédilection, à vrai dire la seule série que j’ai lu s’en approchant, c’est Rebecca Kean. Mais voilà, j’ai décidé de lui donner sa chance, et sans regret, je dois dire.

L’histoire commence directement sur une mission de Gin, une froide et puissante tueuse à gage. On est tout de suite plongé dans le rythme, l’univers de cette jeune femme à l’histoire sombre. Le livre, on peut s’en douter rien qu’au titre, est pour le moins sanglant et Gin peut sembler être cruelle, froide et j’en passe mais pourtant, c’est un personnage que j’ai vraiment adoré. Oui, elle tue. Mais jamais les enfants ou les innocents. Elle dit elle-même qu’elle fait dans le « social », ce qui la mène d’ailleurs aux tragiques événements qui vont chambouler sa vie. C’est un personnage vraiment attachant, forte, une guerrière quoi. Une héroïne comme je les aime !

Et elle est entourée d’un tas de personnages que j’ai littéralement adoré. Comme les naines Jo-jo et Sophia, Finn, un banquier à l’égo surdimensionné, accro aux belles voitures et aux vêtements de qualités, et surtout, son père : Fletcher Lane, le mentor de Gin. J’ai vraiment eu un coup de coeur pour ce dernier, malgré sa faible apparition. Ce qui montre à quel point l’auteur a réussi à transmettre l’amour de Gin pour le vieil homme et sa sauce barbecue à l’ingrédient secret qu’il sert dans son petit bui-bui qui sert aussi à Gin de quartier général.

« – Alors qu’est-ce que vous faites, Gin, quand vous n’assassinez pas les gens? finit par demander Caine.
– Vous êtes bien curieux, répondis-je avec un haussement de sourcils.
– Oh, c’est histoire de faire la conservation. Dans la mesure où on est coincés tous ensemble pour un moment, je me disais que c’était poli de parler d’autre chose que du crime que nous nous apprêtons à commettre aujourd’hui.
– Un seul? dis-je en me moquant. Vous nous sous-estimez. La journée débute juste.
Caine plissa les yeux. Il venait de comprendre qu’il ne tirerait rien de moi et se tourna vers Finn.
– Et vous?
Je me permis d’intervenir.
– Oh, Finn n’est pas un tueur à gages. Il est bien, bien pire. C’est un banquier ! »

Après sa première mission, cette dernière va donc à la rencontre de Fletcher qui la place sur un « gros coup » qui pourrait lui permettre de prendre une retraite anticipée pour aller mater les beaux mecs sur les plages. Mais hélas, le piège qu’elle tend à sa proie se retourne contre elle, lorsqu’elle comprend que son employeur veut lui faire porter le chapeau. Comprenant qu’on les a dupé, Gin cherche à trouver Fletcher mais arrive trop tard pour sauver son mentor, qu’elle aime comme un père.

Et au lieu de partir loin et de sauver sa peau, comme on lui apprit, Gin se lance dans une quête désespérée, avec l’aide du seul flic non corrompu de la ville – Donovan Caine – qui est – il faut le dire – très séduisant malgré son envie de mettre une balle entre les deux yeux de notre héroïne. Assoiffée de vengeance, Gin a bien l’intention de tuer un à un tous ceux qui ont un lien avec la mort de Fletcher, même si elle doit laisser sa vie pour ça …

– Si j’étais vous, je ne ferais rien de stupide, comme tenter de dégainer, par exemple.
Il se tendit encore plus sur la défensive.
– Pourquoi?
D’un mouvement du menton, j’indiquai la rue, de l’autre côté de la vitrine.
– Vous voyez le 4×4 cadillac noir, là-bas?
Il hocha la tête.
– Un de mes associés se trouve dans ce véhicule. Il est bien armé. Si je ne sors pas d’ici dans quinze minutes, il tirera sur la foule des étudiants, devant la fac, là-bas. Si on tente de m’arrêter ou de me suivre, il tirera sur la foule des étudiants. S’il s’ennuie ou si son nez le gratte, il tirera sur la foule des étudiants. C’est vous qui voyez.

Gin à Caine, à propos de Finn.

Autant vous dire qu’on est véritablement plongé dans son enquête et son envie de rendre justice à son mentor et qu’il n’y a pas un instant de creux dans ce livre. Par ailleurs, la société fantasy urbaine – composée aussi bien de trolls, de vampires, de nains ou d’humains – enrichi encore davantage le roman, comme l’approche faite des pouvoirs élémentaires.

Ce premier tome est donc un véritable coup de coeur auquel je ne m’attendais pas et qui laisse présager d’autres mésaventures à venir dans les prochains tomes que je lirais avec plaisir !

 

 

 

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Les Mondes d’Amarande : Planète Kelsetter

Une fois n’est pas coutume, je vais vous présenter un livre d’une série auto-publiée que j’affectionne beaucoup.

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Planète Kelsetter est le premier livre dans l’ordre chronologique de la série Les Mondes d’Amarande. La particularité de cette série est que chaque livre peut être lu indépendamment des autres, sans que cela gêne la lecture.

Auteur : Myriam Morand

Date de parution : 2010

Genre et thèmes : Futuriste, romance, esclavage, royauté, aventure.

En Achat Kindle sur Amazon ou sur Lulu.com en format papier (avec les personnages principaux illustrés par de talentueuses dessinatrices que vous pouvez retrouver sur DeviantArt).

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Synopsis : Kelsetter, planète ordinaire dont les deux royaumes, Markayatte et Ferritane, se livrent une guerre larvée afin de s’en attribuer les richesses naturelles. Markayatte le bienheureux, dirigé par un roi glacial, rêve d’unification planétaire et d’abolition de l’esclavage chez son voisin tout en revendiquant les ressources minières de Mylott, le continent objet de toutes les convoitises. Ferritane le conspué, exploité par trafiquants et pirates de tous poils, voit ses habitants les plus désespérés tenter de franchir la frontière avec l’espoir d’une vie meilleure.

Djaiana Melseiffe, jeune fille sage et discrète de 18 ans, mène une existence tranquille à Ferritane, partagée entre ses études, une vie de famille banale et son investissement secret dans une noble cause. Mais tout bascule le soir où une inconnue débarque chez les Melseiffe et leur impose un choix aussi inattendu qu’incompréhensible : partir ou mourir ! Dès lors, leur fuite éperdue réservera à chacun d’eux un bien imprévisible destin.

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(Dessin de la talentueuse Maelis, représentant le héros de Planète Kelsetter : l’empereur Istvan)

Mon avis :

J’ai découvert Myriam Morand alors qu’elle avait déjà bien avancé sa première série, ainsi j’ai choisi de lire ses livres non pas dans l’ordre de création mais dans l’ordre chronologique. En effet, le roman phare de la série est Planète Mirapole, le premier livre écrit par Myriam. Cependant, Planète Kelsetter se déroule avant les événements de Mirapole.

Comme pour les Star Wars, certains trouveront un charme à découvrir les films dans l’ordre où ils sont sortis tandis que d’autres (dont je fais partie) choisiront de suivre la chronologie. C’est ce que j’ai choisi de faire avec cette série, néanmoins, chaque livre de la série peut être lu séparément et dans l’ordre que l’on veut.

Le style de l’auteur qui écrit au présent fait que le lecteur est directement plongé dans l’intrigue. Le suspens est constant et le rythme soutenu, dès qu’un passage se termine de nouvelles péripéties reprennent. Je n’ai pas eu le sentiment de temps mort ou d’ennuis et c’est vraiment appréciable.

J’ai lu le livre car les illustrations et la romance m’avaient attiré. Et pourtant, la série est bien plus que ça. En effet, les Mondes d’Amarande sont durs, corrompus en fonction des planètes. Bien que je n’ai pas fini la série, je sais que la plupart des livres – pour ne pas dire tous – traitent d’un sujet important. Dans Planète Kelsetter, il s’agit d’une lutte pour un territoire pour en exploiter la richesse et du problème de l’esclavage. Même si on change de galaxie, il semble que les problèmes et les défauts humains restent les mêmes.

Tout cela annonce des moments durs dans le livre. Survient alors Djaiana, une jeune fille douce et certainement trop gentille et crédule pour son propre bien. Même si j’aime les héroïnes de caractère, j’ai une affection particulière pour Djaiana. Et que dire d’Istvan, si ce n’est qu’il a la classe ? Il suffit de regarder l’illustration pour le dire ! Je ne dirais rien de plus sur leur romance, pour ne pas spoiler ceux qui -je l’espère- auront envie de découvrir cette série trop peu connue !