Friday Harbor, Tome 1 : La route de l’arc-en-ciel

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Auteur : Lisa Kleypas
Date de parution : Mars 2013

Genres et thèmes : Amour, Relation entre sœurs, Famille, Magie, Romance Contemporaine, Vignoble, Travail du verre, Vitraux …

Edition : J’ai Lu pour Elle, collection Promesses.

Prix : 6,95€

Synopsis : Il y a des trahisons plus dures que d’autres… Il faisait bon vivre à San Juan Island, jusqu’au jour où Lucy apprend que son compagnon Kevin la quitte pour emménager avec Alice, sa propre sœur ! Alice, l’éternelle enfant gâtée qui, en lui brisant le cœur, détruit aussi leur famille. Lucy croit bien en avoir fini avec l’amour quand elle rencontre Sam Nolan, le propriétaire du vignoble de False Bay. Passionné, charmant, mais allergique à tout engagement. Car lui aussi a ses propres blessures. Et ses propres secrets…

 

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La charmante île de Friday Harbor pour vous plonger dans l’ambiance !

Mon avis : J’avais besoin de lire quelque chose de simple et de léger alors j’ai cherché au hasard dans ma PAL. Je suis tombée sur ce premier tome en me disant « pourquoi pas ». Ne connaissant Lisa Kleypas que de nom, je ne savais pas trop à quoi m’attendre, surtout que j’avais entendu dire qu’elle était plutôt tournée vers les romances historiques.

 

Alors déjà, ce fut un vrai plaisir de découvrir le style de l’auteur. Simple, allant à l’essentiel sans rien négliger, sa plume m’a tout de suite plongé dans son roman, si bien que je l’ai fini en quelques heures. Ce fut donc une très bonne surprise à ce niveau-là !

Concernant l’histoire en elle-même, je craignais un peu en lisant le premier chapitre qui concerne l’enfance de Lucy d’être très vite énervée par sa sœur et sa mère. Cette dernière cédant et favorisant Alice au dépend de sa sœur aînée. Puis on découvre au chapitre suivant que quelques années plus tard, elle va jusqu’à lui prendre son mec …

Moi personnellement, ça me donne envie de lui en mettre une (je suis sûre que ça aurait fait un bien fou à Lucy, mais bon …). D’ailleurs, j’ai gardé l’envie jusqu’à la dernière page et j’avais envie de dire : « Bien fait pour toi, tu l’as bien mérité ! ». Si encore Alice était gentille mais là !
L’histoire commence donc ainsi, avec cet ******* de Kevin qui lui annonce la bonne nouvelle (oui, j’ironise) et qui demande à Lucy de quitter leur maison pour que sa sœur vienne y vivre à sa place. Heureusement que l’héroïne a de bonnes amies (que je découvrirais avec plaisir dans les tomes suivants puisqu’elles deviennent à leur tour les personnages principaux) et qu’elle rencontre Sam !

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False Bay, la partie de l’île où vit Sam et son frère aîné

Ah, ce cher Sam. Viril, geek, intelligent, bosseur, vignoble, super tonton, sexy … J’en oublie. L’homme parfait, en somme. Sauf que lui et ses frères ont eu une enfance difficile, qu’il ne croit pas à l’amour dans sa vie et qu’il flippe à l’idée de s’engager avec une femme. J’ai beaucoup aimé ce personnage, je l’ai trouvé vraiment très attachant et sympathique. D’ailleurs, Lucy elle-même est un personnage agréable à suivre, malgré son manque de confiance en elle !

 

« – Je ressemble à une geek, répondit Lucy. Je pue le graillon. Et j’ai besoin d’un soutien-gorge.
– La fille de mes rêves… »
Dialogue entre Sam et Lucy, laquelle vient de recevoir un bière sur sa chemise et qui essaye un T-shirt dans un magasin de souvenirs.

papillon3d2Sa passion pour le verre m’a plus intéressé que celle du vin (et pourtant je ne suis jamais contre un bon rouge !). J’ai trouvé ça passionnant d’en apprendre plus sur ce métier (d’autant que je restais toujours des heures dans les villages historiques à regarder travailler les souffleurs de verre).
Si je devais trouver un bémol à ce roman, c’est l’intrusion d’une touche de magie qui, bien que belle, n’a pas vraiment d’utilité si ce n’est se venger de Kevin l’abruti ! Il aurait fallu ne pas la mettre ou alors l’exploiter plus profondément. Là, ça me donne un peu l’impression d’un cheveu sur la soupe …
Pour conclure, c’est une romance qui reste dans les sentiers battus mais qui a su me captiver durant quelques heures et me changer les idées ! Je lirais certainement les autres tomes de Friday Harbor, car les personnages secondaires m’ont vraiment plu, même le brisé Alex. En outre, ce roman a le mérite de m’avoir fait découvrir Lisa Kleypas.

Liebster Award

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Bonjour à tous et bienvenue pour ce premier tag ! Tout d’abord, je remercie Mademoiselle Maeve de m’avoir mis dans sa liste, c’est super gentil !

Alors, entrons maintenant dans le vif du sujet !

Les règles du Libester Award :

– Parler de 11 choses à propos de soi

– Répondre aux 11 questions données par la personne qui vous a tagué et la prévenir lorsque la tâche est accomplie.

– Nommer 11 blogs (pour ma part ça serra beaucouuup moins car je ne connais pas encore 11 blogs) et leur donner leurs 11 questions

– Mettre des liens vers les blogs des personnes concernées et les informer de leur nomination.

Les 11 choses à savoir à propos de moi :

– Je suis étudiante en histoire et j’adore ce que je fais, même si ce n’était pas mon choix d’origine. Je voulais être styliste quand j’étais petite, jusqu’à mes 14 ans. Puis j’ai voulu travailler de le monde du graphisme. Ensuite j’ai eu pour projet d’ouvrir un magasin d’art créatif et d’y donner des cours. Encore après ça, j’avais décidé de devenir commissaire priseur.

– Je dessine, vous vous en doutez surement vu le premier point. Moins depuis que je suis à la fac (ou alors dans les marges de cours durant les TD trop long). Ce que je préfère c’est ma tablette graphique. J’adore superposer des calques, varier les couleurs, les pinceaux …

– Je suis une catastrophe avec un ciseau dans les mains. Vraiment. Comme je suis gauchère (non j’utilise pas ça comme excuse) et que je n’arrivais pas à utiliser les ciseaux pour gaucher, je galérais avec ceux des droitiers.

– J’écris un livre. Ou du moins, j’essaie. Je le terminerais, un jour. J’y crois ! Mais il ne sortira certainement jamais en librairie, Marvel a déjà exploité le filon et je veux pas être accusée de plagiat. C’est pour ça que je ne regarde jamais de film ou autre de Marvel, même si c’est difficile d’y échapper.

– Je n’aime pas fêter mon anniversaire. Quand j’étais petite, comme il tombe durant les vacances d’été, personne ne pouvait venir. Ils étaient tous partis à Pétaouchnok-les-Oies. C’est resté.

– Je suis bretonne. Je suis fière de l’être et j’adore ma région. Et non, il ne pleut pas tout le temps, comme on dit chez moi « seulement sur les cons ». J’adore tout particulièrement Locronan et Rochefort-en-terre.

– J’ai un attrait pour la généalogie. C’est toujours une victoire de retrouver un ancêtre dans les archives du XVIème siècle. Je commence à galérer un peu car les registres sont écrits en latin lorsqu’on remonte trop loin.

– Je suis myope. Pas au point de rien voir mais disons que je ne distingue pas les visages à plus de quatre mètres. Je dis souvent que je vis dans « un flou artistique ».

– Je ne sais pas nager la brasse. C’est bête, je sais, mais je n’y arrive pas. Le crawl, okay. Le petit chien, oui. Le papillon ? … Nope. Le dos : j’adore sauf quand je me paie la tête contre le bout de la piscine ou un rocher.

– J’adore Noël. C’est le moment que je préfère de l’année. Il n’y a rien qui me remonte plus le moral que de faire un marché de Noël (oui, même ceux de Jardiland). Une fois, je suis entrée dans un magasin en Alsace qui ne faisait que des objets de Noël, fait main et ouvert toute l’année. C’était dans une maison sur plusieurs étages et ils avaient peint le plafond comme un ciel étoilé avec plein de tentures et de décors enneigés. Je l’ai visité un 18 juillet, il faisait 40° dehors et j’avais pourtant l’impression d’être en Laponie. J’ai pleuré de bonheur.

– J’ai une tâche de naissance qui se transmet dans ma famille de génération en génération. Impossible de dire que j’ai été adopté !

Les questions de Mademoiselle Maeve :

1) Quel est le livre qui t’a le plus marqué (en bien ou en mal) ? Hum … J’hésite entre Harry Potter et le Seigneur des Anneaux. Je dirais néanmoins Harry Potter pour plusieurs raisons. D’abord parce que ces tomes m’ont donné envie d’écrire et que c’est grâce à eux que mon style littéraire s’est grandement amélioré (et mon orthographe avec) ce qui est un vrai plus au quotidien. Ensuite et surtout parce qu’ils m’ont permis de faire des rencontres formidables. J’ai connu une de mes plus proches amies grâce à Harry Potter. Enfin, même si j’aimais lire avant, c’est vraiment cette œuvre qui m’a donné la passion du livre.

2) Quelle est la recette idéale d’un bon roman ? Une intrigue cohérente, des personnages profonds, une pointe d’humour et d’amour, sont des bases d’un roman. J’ajouterai selon les genres : un peu de magie, du courage, un message et du suspens.

3) Prêtes-tu souvent des livres ? Pourquoi ? Très honnêtement, non. C’est égoïste de ma part, je sais mais je suis attachée à mes livres. Ce sont mes trésors à moi et j’y tiens comme à la prunelle de mes yeux. J’aime relire mes livres, les avoir à ma disposition. Je ne dis pas que je n’en prête jamais, mais uniquement à des personnes de confiance, qui en prendront assurément soin. Et surtout, qui me les rendront !

4) Te sollicite-t-on pour des conseils de lecture ? Si oui, en général, tu tombes juste ? Ça arrive mais pas souvent. Je pense que pour conseiller un livre à une personne en particulier, il faut bien la connaître. En général, je tombe assez juste car je conseille des personnes dont je connais les préférences ou les passions.

5) Si tu pouvais passer un peu de temps et poser toutes les questions que tu veux à un auteur, qui choisirais-tu ? Le Maître, J.R.R Tolkien, sans la moindre hésitation.

6) Comment choisis-tu tes lectures ? Lorsque je suis dans une librairie, une brocante ou une bibliothèque, je marche un peu au hasard. Comme je lis presque de tout, je regarde tout et n’importe quoi. Si le design me plaît, je prends le livre en main. Si le résumé éveille mon intérêt, je feuillète le livre. Je lis même parfois la dernière page (je sais, c’est plus fort que moi). Sinon, je regarde les critiques de livres sur internet (blogs, Booknode, Livraddict).

7) De combien de livres se compose ta PAL (pile à lire) ? Je n’ai pas le nombre exact mais il doit bien y avoir une soixantaine de livres dans ma PAL. Peut-être même 80 avec les différents tomes de séries.

8) Quel est le prochain livre que tu as prévu d’acheter / de te faire offrir / d’emprunter à la bibliothèque ? … Difficile à dire, il y en a plein que je voudrais acheter ! Je pense que se sera certainement Cavalier Vert, de Kristen Britain.

9) Quand un livre ne te plaît pas, que fais-tu ? Tu persistes ou tu le laisses tomber ? C’est très rare que je laisse tomber un livre. J’ai horreur de ça et je me dis souvent que ça ira mieux dans la suite du roman. Si c’est une série, j’essaie au moins de finir le tome en cours. Si je n’aime vraiment pas, soit je laisse tomber, soit je le mets de côté pour un moment où je serais plus encline à le lire (mes humeurs jouent beaucoup sur mes lectures).

10) Parles-tu de toutes tes lectures sur ton blog ? Difficile de répondre comme je viens de débuter ce blog mais je pense le faire, oui.

11) Pourquoi as-tu commencé à bloguer ? Pour me souvenir de mes lectures, de mes sentiments sur telle oeuvre … Pour partager aussi, même si ce n’est pas forcément sur mon blog, au moins sur celui des autres.

Les blogs que je nomine (si le jeu vous intéresse, n’hésitez pas à le dire !) :

Les Lubies d’Eole

Mes questions :

  1. Plutôt papier ou numérique ?
  2. Qu’est-ce-qui t’a donné la passion de la lecture ?
  3. Quel genre littéraire préfères-tu ?
  4. Quel est ton moment préféré pour lire ? Dans le train, le tram, le bain, à la plage …
  5. Si tu étais un livre, lequel serais-tu ?
  6. Quel est l’auteur que tu admires le plus ?
  7. Existe-t-il un roman qui ait une place à part ? Pourquoi ?
  8. Préfères-tu le livre unique ou les séries ?
  9. Il y a t-il des adaptations que tu préfères à une œuvre originale ? Pourquoi ?
  10. Qu’est-ce qui fait selon toi, un bon livre ?
  11. Si tu pouvais choisir de vivre dans un livre, lequel choisirais-tu ?

Pétage de Plombs chez François Ier

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Auteur : Ariane D.

Date de parution : mai 2015

Genres et thèmes : Histoire, humour, Voyage dans le temps, François Ier, Complot, Mode …

Edition : Hugo Roman

Prix : 17, 95€

Blog de l’auteur : Histoire très personnelle

Alors voilà, je n’aurais jamais pensé faire ça, mais j’ai bien envie de parler de l’auteur avant de vous parler du livre. Libre à vous de sauter cette partie, bien entendu ! Je tiens avant tout à préciser que je ne connais pas Ariane, ce qui est bien dommage car elle semble être une jeune femme en or ! Déjà, si j’ai pris la peine de vous mettre le lien vers son blog, c’est qu’elle fait un travail du tonnerre, rien que pour cette découverte là, je suis heureuse d’avoir ouvert Pétage de Plombs chez François Ier. Ariane, sur son blog, se promène de siècle en siècle, faisant découvrir l’histoire à sa façon aux lecteurs. C’est ludique, innovant, bref, j’adore cette approche.

Si je m’attarde sur l’auteur, c’est parce qu’à la fin du livre, Ariane adresse un mot à François, lui avouant qu’il l’avait sauvé, sorti de sa dépression. Et le roman se termine sur ce mot, si bête, qu’il m’a pourtant donné envie de pleurer : « PS : Au fait François, je ne t’ai pas dit … merci ! « . J’ai senti dans cette ultime page combien je la comprenais. Combien moi aussi, durant mon enfance et même aujourd’hui, j’ai eu et j’ai encore l’impression de ne pas être ce qu’on attend de moi. Comme elle, j’ai compris qu’on vit pour nous, seulement pour nous et que ça ne sert à rien d’essayer d’être ce qu’on est pas. Quand on a compris ça, alors on peut enfin aller de l’avant. Comme le dit la devise dans le roman : « Perire fortasse, semper vincere » autrement dit « Mourir, peut-être. Vaincre, toujours ».

Mais parlons à présent du roman !

Synopsis : Avril 1523, Paris
– Ne restez point céans plantée comme vache à l’étable et rentrez prestement ! Je suis brutalement happée vers la porte.
– Ah, ben… bonjour la courtoisie ! dis-je, en chancelant sur mes talons de 15 et m’accrochant à mon sac Chanel.
– Il s’agit moins de courtoisie que de jaseries. Je ne donne pas longtemps avant que l’on clabaude à oreille étourdie que la comtesse de La Roche reçoit des ribaudes en son logis.

Voilà, voilà… Moi, c’est Ariane, je ne suis pas une ribaude, je suis une fashonista ! Mais allez expliquer ça à des gens du XVIe siècle. Ainsi donc commence mon aventure à la Renaissance… Si j’avais su qu’ensuite j’allais assister au bûcher d’un hérétique, atterrir au cimetière des Innocents et me faire attaquer par des vérolés sans dents alors que je tentais bravement de secourir une pauvre recluse emmurée vivante… Si j’avais su cela, dis-je, je serais restée peinard en 2015 !

Mais alors j’aurais manqué les soirées arrosées d’or et de pinard à la cour de France, je n’aurais pas vécu ces moments d’extase avec mon bel hipster, François Ier… qui m’ont certes value les foudres de sa connasse de mère, Louise de Savoie. Et surtout, je n’aurais pas été prise dans ce tourbillon d’intrigues avec un des plus grands traitres de l’Histoire…

Déjà, avant de m’exprimer sur le fond, je voudrais m’attarder sur la forme. Vous le verrez dans la suite de la chronique, un travail génial a été fait pour introduire dans le roman des photographies, aussi drôles les unes que les autres. Pauline Darley et Maxime Stange ont pris des images superbes, aidés par l’Association Renaissance Amboise (où les photos ont été prises). Le roman contient également un arbre généalogique de la maison des Valois-Angoulême ainsi que de petites biographies au début, tout à fait délicieuses ! Par exemple, Ariane explique que le job de François Ier est : la chasse, faire la guerre et l’amour alors que celui de Louise de Savoie (sa mère) est : régente du royaume en l’absence du roi (et fouteuse de merde à mi-temps). Cela donne le ton avant même de commencer l’histoire !

Parlons-en enfin, de l’histoire ! Bon, je dois admettre que malgré le ton du résumé, je ne m’attendais pas à ça. C’est une lecture conseillée par une amie qui m’a simplement dit « c’est une fille qui voyage au temps de François Ier ». Comme nous sommes toutes les deux étudiantes en histoire, ce genre de trucs, ça nous intéresse. C’est d’ailleurs ce qui nous avait attiré dans la trilogie des Gemmes (Rouge Rubis, Bleu Saphir, Vert Émeraude) ou encore, pour ma part, dans la saga Le Chardon et le Tartan (alias Outlander). Autant dire que les voyages dans le temps ne sont pas, mais alors pas du tout, les mêmes.

Passé ma surprise, je me suis prise au jeu. J’ai regretté qu’on ne s’attarde pas sur ce gêne si particulier qui lui permet, à elle et à d’autres membres de la famille, de voyager dans le temps. Malgré cette petite gêne, liée à un soucis de crédibilité (j’aime que les choses soient bien expliquées, même si elles ne sont pas rationnelles), je me suis dit que ça servait à rien de me prendre la tête et autant apprécier la lecture.

Et c’est ce que j’ai fait. Heureusement ! J’ai lu que certains avaient trouvé Ariane vulgaire (parce que oui, c’est un self-insert, l’auteur est donc le personnage principal) mais moi, elle m’a fait rire.

« Je fais ma plus belle duck face et hop, un selfie au XVIe siècle ! Je vois déjà le statut facebook qui va faire halluciner mes six cents friends virtuels. Soudain, je pousse un cri de mulot, je viens de trouver THE statut aux trois millions de likes : faire un selfie avec la comtesse, sa canne et son gros serre-tête ! » – Chapitre 1, Mes Parisiens Aïeux.

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 » – Avec ces romans lascivieux, vous n’aurez guère virginité entière ! – Oh, pas besoin d’Amadis et de sa Gaule pour ça … – Vous dites ? – Non, rien … »

Ariane, malgré ces efforts, détonne tellement avec le décor. Pour preuve, l’image et la citation ci-contre :

 

 

Elle n’est clairement pas préparée, malgré son envie de voir le beau François, à affronter la Cour de France et les vipères qui s’y cachent, même si, je dois l’admettre, elle s’en tire souvent avec ingéniosité … Et si ce n’est pas possible et qu’elle a vraiment honte, et bien, elle ne se laisse pas abattre !

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La Cour de France, là, tout n’est qu’or à foison, désordre, tumultes et fornications. Traduction : bling-bling, sexe, drogue et rock’n’roll !

L’intrigue est vraiment prenante, il n’y a pas de temps mort et j’ai – sincèrement – eu l’impression d’être là-bas, avec elle (à galérer à cheval, à m’essayer au vieux français, à la danse …). L’auteur a fait un formidable travail de recherche, si bien que le lecteur apprend des choses sans même s’en rendre compte. Le vieux français utilisé dans le roman donne un côté réel à tout ça !

Par ailleurs, les descriptions notamment de Paris, sont très bien faites. Le rythme et le style sont agréables et les personnages attachants et plus profond que je ne le pensais en commençant ce roman.

Alors bien sûr, je ne dirais pas que ce livre a bouleversé ma vie – comme certains ont pu le faire – mais il m’a fait passé de bons moments, où j’ai ris toute seule comme une idiote dans mon appartement. Et quelque part, en dessous de ces couches d’humour, j’ai trouvé un message d’espoir et de combativité. Alors, pour ça, je voudrais dire merci, à mon tour.

Je vous quitte sur une dernière citation du roman, qui se situe après une escapade de folie pour Ariane et sa « soeur » du passé, Henriette. Escapade qui n’est pas au goût de Mamie Jarsande, qui craint pour la vertu des deux demoiselles.

« Heureusement, l’examen gynéco a conclu que « tout est perdu fors l’honneur », la virginité étant restée intacte. Quant à moi, encore plus alarmée par le frottis que par le fouet, je me suis aussitôt renseignée sur les conséquences d’un « tout est perdu et l’honneur avec ». – Chapitre 7

 

 

Les Mondes d’Amarande : Planète Mirapole

Je fais suite à mon premier article en vous présentant maintenant le roman central de la série des Mondes d’Amarande : Planète Mirapole. Ceux qui ont eu l’occasion de lire l’article sur Planète Kelsetter devineront qu’il s’agit ici du premier roman écrit par Myriam Morand, bien qu’il relate les événements qui suivent ceux de Planète Kelsetter.

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Auteur : Myriam Morand

Date de parution : 2010

Genre et thème : Futuriste, romance, esclavage, royauté, aventure, pouvoirs psychiques, exil.

En Achat Kindle sur Amazon ou sur Lulu.com en format papier (avec les personnages principaux illustrés par de talentueuses dessinatrices que vous pouvez retrouver sur DeviantArt)

 

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Féliane Anerssen, dessin de Charlie Bowater

 

 

Synopsis : Mirapole, planète condamnée à vivre en autarcie par la faute d’un phénomène naturel qui l’entoure d’une barrière invisible et infranchissable… Depuis des générations, la famille royale des Melisi y règne sans partage, protégée par des ESPars, êtres humains doués du pouvoir de télékinésie qui vendent leurs services aux plus offrants lorsqu’ils ne choisissent pas de vivre en dehors des lois. Mais le danger couve car les Hordes Sauvages, êtres inhumains dont les rangs grossissent inlassablement sur le seul continent viable de ce monde maudit, commencent à se rassembler…

Féliane Anerssen, jeune ESPar exilée sur ces terres qui lui sont étrangères, essaie de survivre au milieu de ces différentes forces qui s’entrechoquent. Par curiosité, elle se fait engager au Département de la Sécurité du palais royal : ce choix a priori anodin va bouleverser sa vie par le biais de multiples rencontres hautes en couleurs qui l’aideront à mûrir et à apprendre à aimer.

« Planète Mirapole » est une épopée de science-fiction tour à tour passionnée et mordante, émouvante et violente, doublée d’une histoire d’amour entre un homme rejeté par les siens et désabusé, et une jeune fille libre, indépendante mais quelque peu naïve.

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Voici notre héro, aristocrate déchu qui en veut au monde entier, Shiloh, sous le crayon de Noiry

Alors alors, mon avis : J’aime les Mondes d’Amarande et la richesse de l’univers créé par Myriam Morand, aussi je ne pouvais qu’être conquise pour ce tome. Je ne lis pas beaucoup de roman futuriste, qui se passe dans d’autres univers, mais je pense que cette histoire, ainsi que celles des autres livres de la série, est vraiment originale. Que ce soit par l’organisation, la culture et les mœurs de chaque planète ou par la création d’êtres dotés de pouvoirs psychiques étonnants, l’auteur nous livre une histoire complexe et bien pensée.

Par ailleurs, malgré un fond futuriste, ce sont les relations humaines et la psychologie des personnages qui sont mis en avant. Il m’a semblé qu’ils avaient tous un passé et une personnalité distincte. Au centre du roman, Féliane, princesse exilée, ESPar et mercenaire. Une héroïne forte, dure bien qu’un peu naïve qui n’aspire qu’à retourner sur sa planète pour la délivrer du complot qui l’a forcé à l’exil. Et face à elle, un homme un peu brisé par la vie, au mauvais caractère mais tellement attirant et attendrissant.  Autour d’eux gravitent une multitude de personnages, dont le trio royal (qui ont de sérieux problèmes psychologiques si vous voulez mon avis), protégé par leurs super ESPars meurtriers et les simples ESPars chargés de protéger le palais.

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Axelle, ESPar A, Badasse au possible, dessinée par shuangwen

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Serven, ESPar B, dessiné par Shuangwen

Concernant l’intrigue, comme dans Planète Kelsetter, on a en toile de fond un monde dur, avec des barbares qui n’hésitent pas à massacrer tous ceux qu’ils croisent. Certains passages de combat dans le livre sont vraiment durs, si comme moi, votre imagination vous fait vivre les scènes dans votre tête. Par ailleurs, on découvre une royauté qui ne se préoccupe que d’elle-même et de son plaisir,laissant son peuple se faire massacrer. On retrouve donc un monde corrompu où seuls ceux qui ont de l’argent survivent.

Le style de Myriam Morand est vivant, dynamique et allant à l’essentiel. L’attirance et la relation de Féliane et Shiloh se construit de façon réelle, et pas toujours évidente compte tenu des forts caractères des concernés, ce qui conduit à des répliques assez divertissante pour le lecteur !

Je conseille ce livre à tout ceux qui aime la romance intelligente, j’entends par là que les personnages principaux ne sont pas fous amoureux au bout d’un chapitre (ça a le don de m’agacer). C’est un roman riche et addictif (je l’ai lu en une journée, tant je ne voulais pas le lâcher sans l’avoir fini) !

J’espère que cet article vous donnera envie d’en savoir et d’en lire plus !

 

 

Index

Retrouvez ici les chroniques par ordre alphabétique !

– C –

Christie, Agatha, Le Crime de l’Orient-Express

– D –

D. Ariane, Pétage de Plombs chez François Ier

– E –

Estep, Jennifer L’Exécutrice, Tome 1 : le baiser de l’araignée

– G –

Gier, Kirsten La Trilogie des Gemmes, Tome 1 : Rouge Rubis

– K –

Kleypas, Lisa Friday Harbor La route de l’arc en ciel

– L –

Lad, Karen Le clan du Hameau

– M –

Myriam Morand, Planète Kelsetter

Myriam Morand, Planète Mirapole

– O –

Olivier Lauren, Delirium, Tome 1

– W –

Ward Rachel, Intuitions Tome 1

Les Mondes d’Amarande : Planète Kelsetter

Une fois n’est pas coutume, je vais vous présenter un livre d’une série auto-publiée que j’affectionne beaucoup.

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Planète Kelsetter est le premier livre dans l’ordre chronologique de la série Les Mondes d’Amarande. La particularité de cette série est que chaque livre peut être lu indépendamment des autres, sans que cela gêne la lecture.

Auteur : Myriam Morand

Date de parution : 2010

Genre et thèmes : Futuriste, romance, esclavage, royauté, aventure.

En Achat Kindle sur Amazon ou sur Lulu.com en format papier (avec les personnages principaux illustrés par de talentueuses dessinatrices que vous pouvez retrouver sur DeviantArt).

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Synopsis : Kelsetter, planète ordinaire dont les deux royaumes, Markayatte et Ferritane, se livrent une guerre larvée afin de s’en attribuer les richesses naturelles. Markayatte le bienheureux, dirigé par un roi glacial, rêve d’unification planétaire et d’abolition de l’esclavage chez son voisin tout en revendiquant les ressources minières de Mylott, le continent objet de toutes les convoitises. Ferritane le conspué, exploité par trafiquants et pirates de tous poils, voit ses habitants les plus désespérés tenter de franchir la frontière avec l’espoir d’une vie meilleure.

Djaiana Melseiffe, jeune fille sage et discrète de 18 ans, mène une existence tranquille à Ferritane, partagée entre ses études, une vie de famille banale et son investissement secret dans une noble cause. Mais tout bascule le soir où une inconnue débarque chez les Melseiffe et leur impose un choix aussi inattendu qu’incompréhensible : partir ou mourir ! Dès lors, leur fuite éperdue réservera à chacun d’eux un bien imprévisible destin.

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(Dessin de la talentueuse Maelis, représentant le héros de Planète Kelsetter : l’empereur Istvan)

Mon avis :

J’ai découvert Myriam Morand alors qu’elle avait déjà bien avancé sa première série, ainsi j’ai choisi de lire ses livres non pas dans l’ordre de création mais dans l’ordre chronologique. En effet, le roman phare de la série est Planète Mirapole, le premier livre écrit par Myriam. Cependant, Planète Kelsetter se déroule avant les événements de Mirapole.

Comme pour les Star Wars, certains trouveront un charme à découvrir les films dans l’ordre où ils sont sortis tandis que d’autres (dont je fais partie) choisiront de suivre la chronologie. C’est ce que j’ai choisi de faire avec cette série, néanmoins, chaque livre de la série peut être lu séparément et dans l’ordre que l’on veut.

Le style de l’auteur qui écrit au présent fait que le lecteur est directement plongé dans l’intrigue. Le suspens est constant et le rythme soutenu, dès qu’un passage se termine de nouvelles péripéties reprennent. Je n’ai pas eu le sentiment de temps mort ou d’ennuis et c’est vraiment appréciable.

J’ai lu le livre car les illustrations et la romance m’avaient attiré. Et pourtant, la série est bien plus que ça. En effet, les Mondes d’Amarande sont durs, corrompus en fonction des planètes. Bien que je n’ai pas fini la série, je sais que la plupart des livres – pour ne pas dire tous – traitent d’un sujet important. Dans Planète Kelsetter, il s’agit d’une lutte pour un territoire pour en exploiter la richesse et du problème de l’esclavage. Même si on change de galaxie, il semble que les problèmes et les défauts humains restent les mêmes.

Tout cela annonce des moments durs dans le livre. Survient alors Djaiana, une jeune fille douce et certainement trop gentille et crédule pour son propre bien. Même si j’aime les héroïnes de caractère, j’ai une affection particulière pour Djaiana. Et que dire d’Istvan, si ce n’est qu’il a la classe ? Il suffit de regarder l’illustration pour le dire ! Je ne dirais rien de plus sur leur romance, pour ne pas spoiler ceux qui -je l’espère- auront envie de découvrir cette série trop peu connue !