Nom de code : Verity

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Auteur : Elizabeth Wein

Date de parution en France : Août 2014

Edition : Castelmore

Nombre de pages : 448

Genre, thèmes et mots clés : Espionnage, Aviation, Amitié, Seconde Guerre mondiale, Femmes pilotes, torture, occupation nazie, résistance.

Prix : 16€90 neuf

Synopsis :

Je dirai toute la vérité.

Je n’ai plus que deux semaines à vivre. Après, vous m’exécuterez. Car la mort est le sort que les nazis réservent à leurs ennemis, n’est-ce pas ? Et j’ai été prise en flagrant délit d’espionnage…

Je n’ai pas d’autre choix que de livrer tout ce que je sais. Je ferai tout, absolument tout pour éviter un nouvel interrogatoire du capitaine SS von Linden.

Tout a commencé le jour où j’ai rencontré mon amie Maddie. C’est elle, le pilote qui m’a conduite jusqu’ici. Folles que nous étions, nous avons tenté d’envahir la France à nous deux.

Nous formions alors une équipe du tonnerre.

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Mon avis :

Je me souviens qu’au cours de ma scolarité, on m’a plus ou moins forcé à lire des tas de livres sur la seconde guerre mondiale. Je n’aimais pas ça. Même en temps qu’ancienne étudiante d’histoire, c’est une période que je n’apprécie pas, parce que je la trouve très – trop – dure psychologiquement. Je ne pensais vraiment pas choisir de moi-même Nom de code : Verity. D’autant qu’à la lecture du résumé, on sait pertinemment que le récit sera sombre.

Alors qu’est-ce qui m’a poussé à lire ce livre ? Il y a d’abord cette couverture, qui m’intriguait. Et ce résumé, que j’ai trouvé poignant et qui m’a donné envie de connaître l’histoire de cette prisonnière. Pire que ça, je n’avais pas envie de savoir, j’en avais besoin.

Ce livre a été un véritable coup de cœur autant qu’il a été un coup AU cœur. J’ai adoré cette facette complètement nouvelle pour moi de la guerre. Le point de vue des femmes et de l’aviation. L’envoi, la formation des espions et tout ce que ça impliquait.

« Je n’ai fait que gagner du temps pour écrire ceci. Je n’ai pas vraiment révélé grand chose d’utile à qui que ce soit.

Je n’ai fait que raconter une histoire.

Mais j’ai dit la vérité. N’est-ce pas là l’ironie ? Ils m’ont choisie parce que je suis douée pour raconter des mensonges. Mais j’ai dit la vérité. »

J’ai aimé la façon dont le récit était construit et narré. C’est notre héroïne qui raconte littéralement son histoire aux allemands qui l’interrogent, où plutôt, qui écrit son histoire. Et qui leur explique, nous explique, comment elle en est arrivée là.

« Certains des derniers mots (d’Edith Cavall, infirmière britannique de la première guerre fusillée pour trahison) sont gravés sur le socle de la statue. (…)

Je crois que ses véritables derniers mots ont été : « Je suis heureuse de mourir pour mon pays ».

Je ne crois pas vraiment à de telles bêtises moralisatrices. (…) En vérité, je préfère « Embrassez-moi, Hardy ». Ce sont de beaux derniers mots. »

Son histoire, son amitié avec Maddie, est véritablement poignante. Plus que cela, elle m’a surprise. Le dénouement n’était pas celui que j’attendais et j’ai redécouvert l’héroïne sous un nouveau jour, à la fin du roman. Autant dire que ça m’a complètement retournée. Il n’y a pas, ou peu de romance dans ce livre, ce qui le différencie de la majorité de mes lectures mais je ne le regrette pas. Elle aurait été de trop ici, dans cette ode à l’amitié.

Ce livre a arrêté le temps autour de moi, l’espace de quelques heures, car il était absolument hors de question que je m’en détache. J’y ai redécouvert les horreurs de la guerre, la torture, la trahison et l’horreur face à la collaboration et tout ce qui fait que je déteste les livres sur la seconde guerre mondiale. Et pourtant je l’ai aimé. Il m’a inspiré, m’a bouleversé et m’a curieusement donné envie de me battre, avec autant de force et de courage que les deux héroïnes.

Je termine par une citation qui spoile la fin du livre mais que je trouve très belle, libre à vous de la lire ou non (je l’aurais bien mise en spoiler, mais je crains qu’on ne puisse pas le faire sur WordPress).

« Elle m’a entendue. Elle a reconnu mes larmes de peur des coups de feu. Elle n’a pas osé m’appeler, n’a pas osé révéler ma présence (…).

Soudain, elle est partie d’un grand rire et a poussé un cri tremblant, d’une voix aigüe et désespérée.

– EMBRASSEZ-MOI, HARDY ! Embrassez-moi VITE !

Elle a détourné le visage pour faciliter les choses. Et je l’ai abattue. »

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