Le Crime de l’Orient-Express

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Auteur : Agatha Christie

Date de parution en France : 1935

Edition : Livre de Poche (2001)

Nombre de pages de la version poche : 218

Genre, thèmes et mots-clés : Enquête, Crime, Meurtre, Orient-Express, Suspens, Hercule Poirot …

Prix : 6,00 € (achat neuf sur internet)

 

Synopsis : Alors qu’il rentre de mission et compte s’arrêter quelques jours à Istanbul, Hercule Poirot est rappelé d’urgence à Londres. On est en hiver et à cette époque de l’année, l’Orient Express roule habituellement quasiment à vide. Pourtant, sans l’aide du directeur de la compagnie, Hercule Poirot n’aurait pas trouvé de place à bord, comme si tous les voyageurs s’étaient donné rendez-vous dans ce train ! Dès la première nuit, un homme est assassiné. Le train est immobilisé par la neige qui empêche l’assassin de s’enfuir. Dans les wagons isolés du reste du monde, Hercule Poirot, au sommet de son art, mène l’enquête. Et ce ne sont pas les pistes qui manquent !

Mon avis : Certaines personnes le savent, les thrillers, les romans policiers et tout ça, ce n’est pas mon truc. Il n’y a que cette grande dame qu’était Agatha Christie et le manga Détective Conan que je lisais enfant pour me faire aimer ça. Hercule Poirot et Miss Marple ont toujours su me passionner ! Et à vrai dire, les romans d’Agatha Christie sont les seuls dont je m’empêche de lire la fin avant de commencer le roman (ce que je fais presque toujours pour les autres livres).

La plume de cette femme, son ingéniosité sont absolument incroyables. Jusqu’à présent, mon roman préféré d’Agatha était Mort sur le Nil, mais il vient d’être détrôné par Le Crime de l’Orient-Express ! Je vais essayer d’en parler sans vous spoiler, mais je sens que ça va être très difficile pour moi (j’ai la détestable habitude de raconter la fin des films/livres/séries à mon entourage -volontairement ou involontairement d’ailleurs !-). 375px-orient_express_buchs

Agatha Christie s’est inspirée pour son roman d’une histoire réelle, baptisée dans le roman de l’affaire « Daisy Amstrong » et du fait que l’Orient Express ait été bloqué durant six jours, il me semble. Je trouve ça personnellement génial qu’elle se rattache ainsi à la réalité, et le fait d’être en huis clos -puisque l’Orient Express se retrouve effectivement bloqué la nuit du meurtre par la neige- donne encore plus de tension à la situation.

Mais commençons par le commencement. Le célèbre et plutôt ridicule en apparence Hercule Poirot revient d’une affaire en Syrie lorsqu’on lui demande de revenir d’urgence en Angleterre. Il prend donc l’Orient Express, curieusement bondé – pour l’époque, parce qu’une petite vingtaine de personnes aujourd’hui ne seraient pas considéré comme énorme – mais le train s’arrête en plein nuit à cause de la neige, déjouant les plans du meurtrier qui comptait faire croire qu’il s’était échappé dans la gare suivante.

Le matin se lève et Hercule Poirot comprend alors que le meurtrier est un des passagers du wagon Constantinople-Calais. Et ainsi commence son enquête ! 1485px-le_crime_de_l27orient_express_-_plan_wagon-svgJe dois dire que d’habitude, j’arrive – à force de me triturer les méninges – à trouver l’assassin avant Mr Poirot. Une fois n’est pas coutume, j’avais effectivement la bonne piste, un détail se trouvant d’ailleurs dans le résumé m’ayant interpellé, mais je m’étais dis que ce n’était pas possible. Et pourtant si !

« – Voilà une excellente phrase, dit Poirot. L’impossible ne peut se produire, donc l’impossible doit devenir possible, malgré les apparences. »

Encore une fois donc, un véritable coup de maître de la part de cette formidable auteur qui me régale à chaque fois de chacun de ses récits ! Je ne peux que conseiller de le lire, si jamais vous ne l’avez pas encore fait !

 

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L’éxécutrice, Tome 1 : Le Baiser de l’Araignée

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Auteur : Jennifer Estep

Date de parution : Avril 2011

Nombre de pages : 346

Editions : J’ai lu

Collection : Crépuscule

Genres et thèmes : Tueuse à gage, Vengeance, Bit-lit, Complot, Fantasy urbaine, Magie des éléments .

Prix : 6,50 €

 

Synopsis : Elle s’appelle Gin. Elle est tueuse à gages. Dans le milieu, on la surnomme l’Araignée. Elémentale de pierre, elle perçoit le murmure des minéraux, le chuchotement des gravillons. Elle maîtrise aussi la magie de glace. Une élémentale d’air a tué son mentor, son ami. L’heure de la vengeance a sonné. Et elle est prête à tout, même à s’associer à un flic, le très séduisant Donovan Caine, qui a juré de lui faire la peau…

Mon avis : Ce livre était dans ma pile à lire depuis un sacré bout de temps. Si j’avais su qu’il me plairait tant, il n’y aurait pas passé tellement d’années ! Ce n’est pas vraiment mon genre de prédilection, à vrai dire la seule série que j’ai lu s’en approchant, c’est Rebecca Kean. Mais voilà, j’ai décidé de lui donner sa chance, et sans regret, je dois dire.

L’histoire commence directement sur une mission de Gin, une froide et puissante tueuse à gage. On est tout de suite plongé dans le rythme, l’univers de cette jeune femme à l’histoire sombre. Le livre, on peut s’en douter rien qu’au titre, est pour le moins sanglant et Gin peut sembler être cruelle, froide et j’en passe mais pourtant, c’est un personnage que j’ai vraiment adoré. Oui, elle tue. Mais jamais les enfants ou les innocents. Elle dit elle-même qu’elle fait dans le « social », ce qui la mène d’ailleurs aux tragiques événements qui vont chambouler sa vie. C’est un personnage vraiment attachant, forte, une guerrière quoi. Une héroïne comme je les aime !

Et elle est entourée d’un tas de personnages que j’ai littéralement adoré. Comme les naines Jo-jo et Sophia, Finn, un banquier à l’égo surdimensionné, accro aux belles voitures et aux vêtements de qualités, et surtout, son père : Fletcher Lane, le mentor de Gin. J’ai vraiment eu un coup de coeur pour ce dernier, malgré sa faible apparition. Ce qui montre à quel point l’auteur a réussi à transmettre l’amour de Gin pour le vieil homme et sa sauce barbecue à l’ingrédient secret qu’il sert dans son petit bui-bui qui sert aussi à Gin de quartier général.

« – Alors qu’est-ce que vous faites, Gin, quand vous n’assassinez pas les gens? finit par demander Caine.
– Vous êtes bien curieux, répondis-je avec un haussement de sourcils.
– Oh, c’est histoire de faire la conservation. Dans la mesure où on est coincés tous ensemble pour un moment, je me disais que c’était poli de parler d’autre chose que du crime que nous nous apprêtons à commettre aujourd’hui.
– Un seul? dis-je en me moquant. Vous nous sous-estimez. La journée débute juste.
Caine plissa les yeux. Il venait de comprendre qu’il ne tirerait rien de moi et se tourna vers Finn.
– Et vous?
Je me permis d’intervenir.
– Oh, Finn n’est pas un tueur à gages. Il est bien, bien pire. C’est un banquier ! »

Après sa première mission, cette dernière va donc à la rencontre de Fletcher qui la place sur un « gros coup » qui pourrait lui permettre de prendre une retraite anticipée pour aller mater les beaux mecs sur les plages. Mais hélas, le piège qu’elle tend à sa proie se retourne contre elle, lorsqu’elle comprend que son employeur veut lui faire porter le chapeau. Comprenant qu’on les a dupé, Gin cherche à trouver Fletcher mais arrive trop tard pour sauver son mentor, qu’elle aime comme un père.

Et au lieu de partir loin et de sauver sa peau, comme on lui apprit, Gin se lance dans une quête désespérée, avec l’aide du seul flic non corrompu de la ville – Donovan Caine – qui est – il faut le dire – très séduisant malgré son envie de mettre une balle entre les deux yeux de notre héroïne. Assoiffée de vengeance, Gin a bien l’intention de tuer un à un tous ceux qui ont un lien avec la mort de Fletcher, même si elle doit laisser sa vie pour ça …

– Si j’étais vous, je ne ferais rien de stupide, comme tenter de dégainer, par exemple.
Il se tendit encore plus sur la défensive.
– Pourquoi?
D’un mouvement du menton, j’indiquai la rue, de l’autre côté de la vitrine.
– Vous voyez le 4×4 cadillac noir, là-bas?
Il hocha la tête.
– Un de mes associés se trouve dans ce véhicule. Il est bien armé. Si je ne sors pas d’ici dans quinze minutes, il tirera sur la foule des étudiants, devant la fac, là-bas. Si on tente de m’arrêter ou de me suivre, il tirera sur la foule des étudiants. S’il s’ennuie ou si son nez le gratte, il tirera sur la foule des étudiants. C’est vous qui voyez.

Gin à Caine, à propos de Finn.

Autant vous dire qu’on est véritablement plongé dans son enquête et son envie de rendre justice à son mentor et qu’il n’y a pas un instant de creux dans ce livre. Par ailleurs, la société fantasy urbaine – composée aussi bien de trolls, de vampires, de nains ou d’humains – enrichi encore davantage le roman, comme l’approche faite des pouvoirs élémentaires.

Ce premier tome est donc un véritable coup de coeur auquel je ne m’attendais pas et qui laisse présager d’autres mésaventures à venir dans les prochains tomes que je lirais avec plaisir !

 

 

 

Pétage de Plombs chez François Ier

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Auteur : Ariane D.

Date de parution : mai 2015

Genres et thèmes : Histoire, humour, Voyage dans le temps, François Ier, Complot, Mode …

Edition : Hugo Roman

Prix : 17, 95€

Blog de l’auteur : Histoire très personnelle

Alors voilà, je n’aurais jamais pensé faire ça, mais j’ai bien envie de parler de l’auteur avant de vous parler du livre. Libre à vous de sauter cette partie, bien entendu ! Je tiens avant tout à préciser que je ne connais pas Ariane, ce qui est bien dommage car elle semble être une jeune femme en or ! Déjà, si j’ai pris la peine de vous mettre le lien vers son blog, c’est qu’elle fait un travail du tonnerre, rien que pour cette découverte là, je suis heureuse d’avoir ouvert Pétage de Plombs chez François Ier. Ariane, sur son blog, se promène de siècle en siècle, faisant découvrir l’histoire à sa façon aux lecteurs. C’est ludique, innovant, bref, j’adore cette approche.

Si je m’attarde sur l’auteur, c’est parce qu’à la fin du livre, Ariane adresse un mot à François, lui avouant qu’il l’avait sauvé, sorti de sa dépression. Et le roman se termine sur ce mot, si bête, qu’il m’a pourtant donné envie de pleurer : « PS : Au fait François, je ne t’ai pas dit … merci ! « . J’ai senti dans cette ultime page combien je la comprenais. Combien moi aussi, durant mon enfance et même aujourd’hui, j’ai eu et j’ai encore l’impression de ne pas être ce qu’on attend de moi. Comme elle, j’ai compris qu’on vit pour nous, seulement pour nous et que ça ne sert à rien d’essayer d’être ce qu’on est pas. Quand on a compris ça, alors on peut enfin aller de l’avant. Comme le dit la devise dans le roman : « Perire fortasse, semper vincere » autrement dit « Mourir, peut-être. Vaincre, toujours ».

Mais parlons à présent du roman !

Synopsis : Avril 1523, Paris
– Ne restez point céans plantée comme vache à l’étable et rentrez prestement ! Je suis brutalement happée vers la porte.
– Ah, ben… bonjour la courtoisie ! dis-je, en chancelant sur mes talons de 15 et m’accrochant à mon sac Chanel.
– Il s’agit moins de courtoisie que de jaseries. Je ne donne pas longtemps avant que l’on clabaude à oreille étourdie que la comtesse de La Roche reçoit des ribaudes en son logis.

Voilà, voilà… Moi, c’est Ariane, je ne suis pas une ribaude, je suis une fashonista ! Mais allez expliquer ça à des gens du XVIe siècle. Ainsi donc commence mon aventure à la Renaissance… Si j’avais su qu’ensuite j’allais assister au bûcher d’un hérétique, atterrir au cimetière des Innocents et me faire attaquer par des vérolés sans dents alors que je tentais bravement de secourir une pauvre recluse emmurée vivante… Si j’avais su cela, dis-je, je serais restée peinard en 2015 !

Mais alors j’aurais manqué les soirées arrosées d’or et de pinard à la cour de France, je n’aurais pas vécu ces moments d’extase avec mon bel hipster, François Ier… qui m’ont certes value les foudres de sa connasse de mère, Louise de Savoie. Et surtout, je n’aurais pas été prise dans ce tourbillon d’intrigues avec un des plus grands traitres de l’Histoire…

Déjà, avant de m’exprimer sur le fond, je voudrais m’attarder sur la forme. Vous le verrez dans la suite de la chronique, un travail génial a été fait pour introduire dans le roman des photographies, aussi drôles les unes que les autres. Pauline Darley et Maxime Stange ont pris des images superbes, aidés par l’Association Renaissance Amboise (où les photos ont été prises). Le roman contient également un arbre généalogique de la maison des Valois-Angoulême ainsi que de petites biographies au début, tout à fait délicieuses ! Par exemple, Ariane explique que le job de François Ier est : la chasse, faire la guerre et l’amour alors que celui de Louise de Savoie (sa mère) est : régente du royaume en l’absence du roi (et fouteuse de merde à mi-temps). Cela donne le ton avant même de commencer l’histoire !

Parlons-en enfin, de l’histoire ! Bon, je dois admettre que malgré le ton du résumé, je ne m’attendais pas à ça. C’est une lecture conseillée par une amie qui m’a simplement dit « c’est une fille qui voyage au temps de François Ier ». Comme nous sommes toutes les deux étudiantes en histoire, ce genre de trucs, ça nous intéresse. C’est d’ailleurs ce qui nous avait attiré dans la trilogie des Gemmes (Rouge Rubis, Bleu Saphir, Vert Émeraude) ou encore, pour ma part, dans la saga Le Chardon et le Tartan (alias Outlander). Autant dire que les voyages dans le temps ne sont pas, mais alors pas du tout, les mêmes.

Passé ma surprise, je me suis prise au jeu. J’ai regretté qu’on ne s’attarde pas sur ce gêne si particulier qui lui permet, à elle et à d’autres membres de la famille, de voyager dans le temps. Malgré cette petite gêne, liée à un soucis de crédibilité (j’aime que les choses soient bien expliquées, même si elles ne sont pas rationnelles), je me suis dit que ça servait à rien de me prendre la tête et autant apprécier la lecture.

Et c’est ce que j’ai fait. Heureusement ! J’ai lu que certains avaient trouvé Ariane vulgaire (parce que oui, c’est un self-insert, l’auteur est donc le personnage principal) mais moi, elle m’a fait rire.

« Je fais ma plus belle duck face et hop, un selfie au XVIe siècle ! Je vois déjà le statut facebook qui va faire halluciner mes six cents friends virtuels. Soudain, je pousse un cri de mulot, je viens de trouver THE statut aux trois millions de likes : faire un selfie avec la comtesse, sa canne et son gros serre-tête ! » – Chapitre 1, Mes Parisiens Aïeux.

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 » – Avec ces romans lascivieux, vous n’aurez guère virginité entière ! – Oh, pas besoin d’Amadis et de sa Gaule pour ça … – Vous dites ? – Non, rien … »

Ariane, malgré ces efforts, détonne tellement avec le décor. Pour preuve, l’image et la citation ci-contre :

 

 

Elle n’est clairement pas préparée, malgré son envie de voir le beau François, à affronter la Cour de France et les vipères qui s’y cachent, même si, je dois l’admettre, elle s’en tire souvent avec ingéniosité … Et si ce n’est pas possible et qu’elle a vraiment honte, et bien, elle ne se laisse pas abattre !

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La Cour de France, là, tout n’est qu’or à foison, désordre, tumultes et fornications. Traduction : bling-bling, sexe, drogue et rock’n’roll !

L’intrigue est vraiment prenante, il n’y a pas de temps mort et j’ai – sincèrement – eu l’impression d’être là-bas, avec elle (à galérer à cheval, à m’essayer au vieux français, à la danse …). L’auteur a fait un formidable travail de recherche, si bien que le lecteur apprend des choses sans même s’en rendre compte. Le vieux français utilisé dans le roman donne un côté réel à tout ça !

Par ailleurs, les descriptions notamment de Paris, sont très bien faites. Le rythme et le style sont agréables et les personnages attachants et plus profond que je ne le pensais en commençant ce roman.

Alors bien sûr, je ne dirais pas que ce livre a bouleversé ma vie – comme certains ont pu le faire – mais il m’a fait passé de bons moments, où j’ai ris toute seule comme une idiote dans mon appartement. Et quelque part, en dessous de ces couches d’humour, j’ai trouvé un message d’espoir et de combativité. Alors, pour ça, je voudrais dire merci, à mon tour.

Je vous quitte sur une dernière citation du roman, qui se situe après une escapade de folie pour Ariane et sa « soeur » du passé, Henriette. Escapade qui n’est pas au goût de Mamie Jarsande, qui craint pour la vertu des deux demoiselles.

« Heureusement, l’examen gynéco a conclu que « tout est perdu fors l’honneur », la virginité étant restée intacte. Quant à moi, encore plus alarmée par le frottis que par le fouet, je me suis aussitôt renseignée sur les conséquences d’un « tout est perdu et l’honneur avec ». – Chapitre 7